1-Budget 2024 de la Ville-Centre de Montréal
Mercredi dernier le 15 novembre, l’administration présentait à un Conseil municipal extraordinaire son budget de fonctionnement et ses investissements. Nous avons demandé encore une fois que la part des taxes foncières dans les revenus soit baissée de façon importante et remplacée par d’autres sources de revenus. Ainsi un meilleur équilibre entre les diverses sources de revenus viendrait atténuer le fardeau du secteur résidentiel. Nos espoirs étaient minces à ce sujet et ils le demeurent.
La présentation du budget par Monsieur Dorais était une excellente nouvelle puisqu’il remplaçait à pied levé Madame Dominique Ollivier, tel que nous l’avions demandé. Par contre, il a dit que 2 mesures structurantes pour avoir de nouveaux revenus sont en place : une mesure d’écofiscalité soit la facturation de la consommation d’eau pour les utilisateurs d’eau du secteur non résidentiel, la reconnaissance officielle et statutaire par Québec de laisser aux municipalités le 1% de la croissance des revenus de la TVQ. L’administration va continuer de pousser sur le gouvernement du Québec, et aussi celui d’Ottawa, pour obtenir des aides supplémentaires; et à chercher à optimiser davantage ses dépenses en continu.
2- Graves malversations à l’Office de Consultation publique de Montréal (OCPM)
La Commission des Finances a reçu vendredi le 17 novembre la dg actuelle de l’OCPM, Madame Isabelle Beaulieu puis l’ex-dg Dominique Ollivier qui a été relevée de sa fonction de Présidente du comité exécutif. La Mairesse Plante avait demandé que les responsables puissent présenter leurs points de vue suite à publication récente par l’équipe d’enquête du Journal de Montréal de nombreuses et graves malversations à l’OCPM.
Madame Beaulieu a reconnu quelques erreurs et dépenses exagérées puis a présenté des mesures correctrices déjà en place. Elle a surtout mis en cause la dg Madame Ollivier : je n’ai fait que reprendre les politiques qu’elle a instaurées.
Puis Madame Ollivier est venue dire en gros qu’elle a grandement développé l’OCPM et contribué à développer des pratiques de participation citoyenne dans plusieurs pays, ce qui a eu des retombées fort positives pour notre ville. Elle a affirmé que sous sa direction, il n’y a pas eu de malversations., Donc, c,est la faute de Madame Beaulieu!
Après l’exposé de chacune de ces personnes, nous avons été le premier chaque fois à poser une question de la part du public. Les voici: vous avez collaboré toutes les 2 depuis de nombreuses années ensemble et avec le secrétaire-général de l’Office, Monsieur Guy Grenier, fortement mis en cause dans l’enquête du Journal de Montréal[1]. J’ai travaillé vers 2008 avec vous 3 à l’Institut de Coopération pour l’Éducation des Adultes (ICÉA) ou M. Grenier a laissé un lourd héritage. Comment avez-vous choisi de collaborer avec lui puis de continuer à le faire, alors qu’il est encore en place à l’Office?
Leurs réponses furent selon moi des échappatoires : il était un bon consultant en participation citoyenne et il avait un MBA de HEC. Madame Ollivier pour sa part a osé me répondre qu’elle ne le connaissait pas comme gestionnaire, ce qui est impossible après toutes ces années de collaboration étroite.
Suite à ces témoignages et réponses aux questions du public, des médias puis des commissaires, Madame Plante n’a pas attendu que la Commission des finances fasse rapport au Conseil municipal demain lundi le 21. Au vu des révélations, elle a demandé la démission de Madame Beaulieu, la mise en tutelle de l’Office et le gel des fonds sauf ceux des salaires des employé-e-s. Madame Beaulieu a dit qu’elle démissionnerait. L’Opposition a dit: c,est un peu tard!
3- Des contrôles beaucoup plus rigoureux. Notre ville est Montréal est bien mûre pour un ensemble de mesures pour éviter que l’OCPM et les nombreuses autres entités paramunicipales échappent à de sérieux contrôles qui sont en place ( Contrôleur général, Vérificatrice générale et Inspecteur général). Et même chose pour l’ensemble des services.
Bonne fin de journée
Pierre Pagé
[1] /valerie-plante-demande-la-destitution-de-la-presidente-de-locpm
