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REM: le pdg s’explique, la contestation se poursuit

8 Fév

Dans le journal le Devoir d’hier, le PDG de la Caisse de dépôt et placement qui est à l’origine du Skytrain s’explique: c’est un projet structurant, une économie en mouvement doit compter sur des infrastructures qui fonctionnent! Il veut entendre les critiques et propositionset en débattre pour améliorer le projet. C’est donc le bon moment pour que les citoyens se fassent entendre!

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/491003/rem-le-montreal-du-possible

Déjà, la Coalition Coalition Climat Montréal manifeste son opposition et fait signer sa déclaration/pétition qui soulève de grands enjeux.

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeNaBSA06cgsRE4tRuGtKY5vscL7vw0cr2cZyJG_WvF1CSK7g/viewform?c=0&w=1

Gros enjeu de l’heure: LE REM

24 Jan

groupehallhdvilleHier soir, la Coalition Climat Montréal s’est présentée en bon nombre au Conseil municipal et a soulevé plusieurs questions lancinantes sur le projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Au nom du Maire Coderre, c’est, ironie du sort, l’ancien chef de Projet Montréal et promoteur du tramway urbain, Richard Bergeron qui a répondu. Il a vite rejeté les questions soulevées par le rapport du BAPE.

Pour voir et entendre ces échanges:

Hier matin, le directeur Brian Myles du Journal Le Devoir a très bien placé les principaux enjeux. il a souligné que le BAPE a un petit peu manqué de retenue, ce qui n’empêche pas que le projet est imparfait et doit être sensiblement amélioré, sur des points essentiels soulevés par le BAPE:

-l’intégration du REM aux autres services de transport;

-l’absence d’étude d’achalandage;

-l’impact négatif sur la planification d’ensemble d’un joueur important qui fait cavalier seul!

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/489824/rapport-du-bape-un-rem-imparfait

skytrain

 

Une ouverture suffisante du Maire? Et recevez nos meilleurs voeux!

20 Déc

1) Montréal pour tous était présent à l’assemblée du Conseil municipal du mercredi 14 décembre qui a adopté le budget 2017. Nous avons redemandé un comité d’analyse et des mesures spéciales pour moduler les hausses d’évaluation et de taxation foncières dans les quartiers centraux ou recherchés.

La réponse du Maire est un signe d’ouverture:

Dans le cadre de la nouvelle loi sur la Métropole, « on obtient de nouveaux pouvoirs, on va mettre en place des mesures de fiscalité modulée », par exemple en ayant des taux de taxes différents pour des commerçants ( 500,000$ ou moins, 500,000$ et plus). De plus on récupère le dossier de l’habitation, donc on va prendre des mesures de transition et on « va se pencher sur l’ensemble de la situation, le non résidentiel et le résidentiel. »

Plus de détails et images dans la portion Questions du public, minute 9,51 à 14,20

http://webtv.coop/category/video/Assemblee-extraordinaire-du-conseil-municipal-de-Montreal-14-decembre-2016-Questions-du-public/437e3d2b23d6967438d264198c278b56/22

 

Nous nous promettons bien de surveiller de près la discussion de ces mesures.

2) En cette période des fêtes, recevez tous nos meilleurs voeux de paix et de santé, dont la santé financière municipale! On se retrouve en 2017!

Pierre Pagé, Johanne Dion, Lise Lauzon, Lucille Mallette, Jeanie Baudchon

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Budget 2017: nos propositions

13 Déc

Nous avons participé récemment à presque tous les travaux de la Commission des finances de la Ville de Montréal, ainsi qu’à la séance de travail de la Commission de la Sécurité publique qui a analysé le budget du Service de police. Voici maintenant les propositions que nous avons soumises:banniererialto7nov16

Budget général

Mesures additionnelles de communication, de contrôle et de surveillance:

– Sachant que la ville de Montréal a déposé un Programme triennal d’immobilisations (PTI) qui prévoit un accroissement significatif des sommes qui seront investis dans les grands travaux d’infrastructures, sans que le budget de fonctionnement ne soit augmenté pour autant  

– Considérant les constats faits par le comité public de suivi des recommandations de la commission Charbonneau à l’effet que les suites données par le gouvernement du Québec aux recommandations sont insatisfaisantes et que, de surcroît, le peu qui a été mis de l’avant, à date, concerne peu ou pas les municipalités Lire la suite

Évaluation foncière: suivis importants de notre assemblée du 7 novembre

8 Déc

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Lors de la séance de travail de la Commission des finances de mercredi le 7 décembre, le directeur Bernard Côté du Service de l’évaluation foncière révèle que plusieurs autres rencontres avec des citoyens et des élus vont se tenir, à l’instar de notre rencontre jugée positive du 7 novembre dernier.

Son service va ajouter des éléments accessibles aux proprios avec leur code d’accès reçus, il va considérer sérieusement les « révélations » du conseiller Sylvain Ouellet de Villeray/St-Michel/Parc Extension: la Ville publiait en 2008 des cartes avec les différentes valeurs des terrains selon divers quartiers.
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Commission des finances de la Ville de Montréal : faits saillants, journée du 5 décembre

7 Déc
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Sur la photo : Lucille Mallette et Pierre Pagé

Y’a pas d’âge pour apprendre… un tas de choses sur l’administration de notre ville.

Le directeur général et le directeur du Service des Finances nous ont fourni des informations très surprenantes. Dès leur arrivée en poste en 2013-214, ils ont découvert 34 unités ou services qui travaillaient chacun de leur côté, en silo, chacun ayant son responsable des finances, des ressources humaines, des opérations, etc. La direction générale n’avait pas le portrait d’ensemble ni les outils informatiques à jour pour suivre l’évolution de la machine, et pas d’objectifs précis et quantifiables à atteindre. La direction des finances, par exemple, n’avait pas de système pour numériser des milliers de factures, encore moins pour les payer rapidement; le service des relations humaines faisait la plupart des opérations à la main, il y avait plusieurs systèmes de paie, de gestion des caisses de retraite, etc. Pas étonnant que la machine de la Ville soit allée dans tous les sens, même les sens interdits! Lire la suite

Budget 2017, gentrification, vandalisme

30 Nov

OPINION d’un citoyen du quartier HOCHELAGA-MAISONNEUVE

Un problème complexe, pas de solutions faciles mais la Ville doit s’activer dans le budget 2017 en discussion.

« Je participe à l’embourgeoisement de mon quartier, chaque jour, simplement en l’habitant

Sébastien Sinclair Maîtrise en science politique à l’UQAM

On entend beaucoup parler des actes de vandalisme qui se produisent depuis quelque temps dans certains quartiers qui tendent à l’embourgeoisement, notamment Hochelaga-Maisonneuve et Saint-Henri.

On entend les propriétaires de commerces, surtout, qui viennent nous expliquer qu’ils sont de bonne foi, remplis de bonnes intentions, qu’ils aiment leur quartier, qu’ils habitent souvent, qu’ils souhaitent voir se développer, pour tous, avec tous, et pour le mieux.

Je les crois la plupart du temps. Le problème n’est pas là. Même s’ils sont animés des meilleures intentions, on ne peut nier la réalité. Qu’est-elle, cette réalité ? Que l’embourgeoisement existe. Que les condos poussent vertigineusement, plus rapidement que les logements locatifs, les coopératives et les HLM mis ensemble. Que les loyers, commerciaux et locatifs, augmentent, inlassablement. Que les pauvres, parce que c’est bien de ça qu’on parle, doivent déménager.

Leurs restos ont fermé, leurs magasins de linge aussi. Ils ne trouvent plus de loyers qu’ils peuvent se payer et doivent partir.

Partir… c’est si simple pour la plupart, jeunes gens dynamiques que nous sommes. On se fait vite à un nouvel environnement. Ce n’est pas le cas de tous. Partir, ça peut être dur…

C’est de la violence, ça aussi. Forcer des gens à quitter leur milieu de vie, celui qui les a vus naître, grandir, dépérir aussi, souvent. C’est de la violence soft, vous me direz, on ne la voit pas beaucoup. Ce n’est pas parce qu’une famille pleure à cinq dans un 4 ½ à Longueuil et qu’on ne la voit pas à la télé que cela est moins triste, moins grave et moins violent. C’est aussi de la violence. Perdre ses amis, pour un enfant qui n’a déjà pas grand-chose, c’est pas super cool, au moins autant que d’avoir à laver de la peinture dans ses fenêtres un lundi matin, à mon avis.

Mais là où ça se complique, c’est quand on se demande à qui est la faute. Je suis en partie responsable de l’embourgeoisement de mon quartier. (mis en italique par PPagé)

Il y a 15 ans, quand je suis arrivé dans Hochelaga, il y avait un « crackhouse » dans l’appartement à côté. C’était crade et pas terrible comme ambiance.

Aujourd’hui, j’habite en coopérative avec des gens super, j’adore le café au coin de ma rue, la boulangerie, la fruiterie et le boucher. Ce sont tous des trucs qui découlent directement de l’embourgeoisement du quartier auquel je participe, chaque jour, simplement en l’habitant. Que devrais-je faire ? Déménager ? J’ai grandi dans Centre-Sud et ça fait 15 ans que je suis là, c’est chez nous ! Cesser d’aller au café ? À la boulangerie ? Je ne sais pas…

Et là, ça se complique encore quand on parle des actes de vandalisme. Est-ce que briser les vitres d’un petit resto de quartier ou d’une épicerie vegan est une solution ? Est-ce que ça sert à quelque chose ? Est-ce que c’est justifiable ? Je ne sais pas, mais selon vous, c’est quoi, la solution ?

Vous allez me parler de politique municipale, de conciliation et de synergie ! Toutefois, il me semble tout à fait légitime de mettre en question, notamment à la suite des révélations de la commission Charbonneau, la volonté et l’intérêt réel des acteurs du monde municipal pour les problèmes sociaux que vivent un grand nombre de nos concitoyens.

Il peut sembler à plusieurs, peut-être trop cyniques me direz-vous, que les rares élus qui souhaitent réellement faire quelque chose ne peuvent, en fait, pas faire grand-chose… et qu’entre les pauvres et les développeurs immobiliers férus de revitalisation, il y a les taxes municipales, les contrats, le financement des partis politiques, l’appartenance de groupe, la culture et le golf… « Entre toi pis moi pis des développeurs… il y a des condos. Donc, c’est compliqué. »

Je comprends les petits commerçants d’être en colère. Ils font ce qu’ils pensent juste pour eux, pour leur famille, pour le quartier et pour les gens. Je comprends aussi ces gens qui perdent leur appartement, leur milieu de vie, leurs amis et qui ne savent simplement plus quoi faire.

Des fois, il faut que ça sorte. Ça ne sort peut-être pas de la bonne manière aux yeux de plusieurs, n’empêche…

Je ne crois pas qu’il y ait de réponse facile, tant celle qui consiste à s’attaquer aux petits commerces – bien que nous n’ayons pas entendu autant parler d’embourgeoisement que depuis que ça a commencé, cette histoire-là – que celle de la répression policière tous azimuts ou encore celle consistant à élaborer une politique synergique de conciliation multisectorielle visant l’insertion foisonnante des forces actives ne nous mènera, seule, à bon port. »

Montréal pour tous vous suggère de venir à l’hôtel-de-ville le mercredi 14 décembre à 14h00 pour que les élus prenent conscience de l’urgence de ces problèmes.