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Retour des expos: des repères pour ne pas se faire avoir une 2e fois!

16 Déc

Montréal a payé 15 fois le prix pour le stade olympique, puis des arnaqueurs ont profité de fraudes remarquables. Voici un article de Patrick Lagacé dans le journal  La Presse de cette fin de semaine du 15 décembre 2018. Intitulé « La description du mot « stratagème » » il met en lumière les coins très sombres des projets du même genre pour les fonds publics, donc pour nos taxes.

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Ou le voici:

Je suis sceptique face à cette fièvre qui nous annonce le possible retour du baseball à Montréal parce que je suis un lecteur régulier du blogue de Neil deMause.

Le blogue porte le nom de Field of Schemes et il décortique les nombreux stratagèmes déployés par les ligues de sport professionnel pour arracher des fonds publics afin de se faire construire des stades.

Et pendant que Montréal rêvait bruyamment cette semaine que le club de Tampa Bay quitte la Floride pour venir jouer ici, à la faveur d’un bras de fer entre le propriétaire de l’équipe et la Ville de St. Petersburg, le blogueur Neil deMause, lui, a écrit ceci, jeudi, aux fans de Montréal : ça n’arrivera pas !

Il a décortiqué non seulement le bail liant la Ville de St. Pete aux Rays pour l’occupation du vieux stade, le Tropicana Field, mais également l’annexe au bail, signée en 2016.

Pour faire court, le bail St. Petersburg–Rays fait rêver les amateurs montréalais parce qu’il prévoit des pénalités somme toute modestes, si les Rays s’avisent de quitter le Tropicana Field avant 2027…

Mais l’annexe, elle, prévoit que ces pénalités s’appliquent si les Rays veulent quitter St. Petersburg pour aller jouer à deux endroits et deux endroits seulement : dans deux comtés du coin, Pinellas ou Hillsborough.

That’s it. Montréal, Charlotte ou Oulan-Bator ? Nope, impossible pour les Rays de déménager ailleurs qu’à Pinellas ou Hillsborough…À moins que le baseball majeur ne souhaite s’enliser dans une bataille judiciaire à l’issue incertaine et envoyer le message que les équipes des ligues majeures ne respectent pas leurs contrats avec les villes qui se saignent pour accueillir des clubs.

« Je dirais aux gens de Montréal d’être patients, et même d’être très, très patients, m’a dit Neil deMause lors d’une entrevue, vendredi. Je ne vois pas les Rays quitter St. Petersburg avant 2027. Et je ne vois pas d’expansion avant la seconde moitié des années 2020. »

Oh, c’est ici que je dois vous présenter Neil deMause : en 1998, avec sa coauteure Joanna Cagan, il a publié un livre devenu célèbre sur les méthodes utilisées par les ligues de sport professionnel pour faire cracher aux villes et aux États américains de l’argent public : Field of Schemes, réédité en 2008. Parmi ces méthodes, en voici deux qui devraient attirer l’attention des Québécois :

1) le chantage au déménagement ;

2) l’utilisation d’études de marché aux promesses aussi spectaculaires que fausses sur les retombées économiques et médiatiques générées par un club de sport.

Commençons par le chantage au déménagement…

L’industrie du sport professionnel a réussi à faire croire au public qu’une équipe de sport était plus qu’une entreprise privée profitable au sein de ligues aux chiffres d’affaires astronomiques (revenus du baseball majeur en 2017 : 13 milliards CAN) : « Une équipe est désormais vue comme un bien public », dit Neil deMause.

Les titans du sport font donc du chantage au déménagement. Elles disent aux villes, aux États, aux provinces : si vous ne payez pas pour nos stades, nous allons déménager. Elles savent que les élus pourraient devoir payer un prix politique pour avoir « perdu » un « bien public ».

Bâtir un stade coûte extrêmement cher, rappelle Neil deMause. Le stade dont rêve le propriétaire des Rays, à Ybor City, de l’autre côté de la vieille baie de Tampa, coûterait par exemple 900 millions US.

« Pour qu’un stade soit rentable, il doit être construit à coût modique, ou alors abriter plusieurs équipes, dit Neil deMause. Ou être le centre d’un projet immobilier d’envergure. Donc, pour une équipe professionnelle, obtenir un stade payé par les fonds publics, en tout ou en partie, est une façon d’avoir des subventions. »

Et ce qui est utile, quand on fait du chantage au déménagement, c’est justement d’avoir une ville prête à accueillir votre équipe, comme Québec, qui attend depuis 1995 ses Nordiques 2.0, et comme Montréal, qui rêve aux Expos 2.0. Beaucoup de villes en Amérique du Nord attendent l’arrivée d’un club de sport professionnel et servent ainsi d’épouvantail pour faire du chantage au déménagement.

Bref, que le nom de Montréal circule comme destination éventuelle des Rays de Tampa est un classique du livre de jeux des patrons de ligues professionnelles quand ils tentent d’arracher de meilleures conditions aux autorités locales…

L’autre stratagème dans l’arsenal des équipes professionnelles pour soutirer des fonds publics aux élus, c’est de faire miroiter d’énormes retombées, en activité économique et en visibilité.

C’est ici qu’entrent en scène des firmes de consultants qui font des études de marché « prouvant » ces retombées mirobolantes.

Neil deMause n’y croit jamais : « Il y a toute une industrie de consultants dont le modèle d’affaires est de dire aux gens qui les embauchent ce qu’ils veulent entendre. La plupart font des rapports extrêmement optimistes pour les retombées en visibilité et en argent. »

L’une des firmes de consultants les plus connues s’appelle Conventions, Sports & Leisure International (CSL). Sur son blogue, deMause s’est souvent moqué des prévisions de CSL et a souvent critiqué ses erreurs, par exemple une exagération de 66 % de l’activité économique d’un nouveau stade de soccer à Washington…

En 2016, Neil deMause a intitulé un billet de son blogue sur CSL comme suit (ma traduction) : « La firme de consultants toujours dans le champ dit à la Ville de Knoxville de dépenser 200 millions pour l’aréna de son club de hockey mineur. »

La firme CSL « est une joke » pour deMause, une firme qui dit ce que les gens qui paient CSL veulent bien entendre quant au miracle économique qui sera généré par l’arrivée – ou le maintien en ville – du club qu’ils parrainent.

J’y pense, le groupe de promoteurs montréalais qui souhaite un retour du baseball à Montréal a justement présenté les conclusions cette semaine d’une étude qui démontreRAIT (restons au conditionnel) que Montréal est un marché absolument formidable pour le baseball…

Je rappelle que ce groupe de promoteurs, mené par Mitch Garber et Stephen Bronfman, met déjà la table pour une éventuelle contribution publique afin de favoriser le retour des Expos 2.0. On ne sait pas encore sous quelle forme.

Devinez quel est le nom de la firme de consultants qui a mené l’étude qui démontrerait que Montréal est un marché idéal pour le baseball majeur ?

Eh oui : CSL.

Je préfère pour ma part des études indépendantes. Je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Un mot sur le titre du blogue – et du livre – de Neil deMause, « Field of Schemes » : c’est un jeu de mots sur Field of Dreams, joli film de baseball créé par Hollywood, avec Kevin Costner. Field se traduit par terrain, dreams se traduit par rêves, schemes se traduit par stratagèmes. Terrain de rêves, terrain de stratagèmes, voyez le topo…Et stratagème, selon le Larousse, signifie : « Combinaison habile mise en œuvre pour obtenir un avantage. »

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Budget PTI 2019 : vers une ville de Montréal pour tous?

2 Déc

Bonjour

Des représentants de Montréal pour tous ont participé activement aux travaux de la Commission des Finances durant les 2 dernières semaines. Voici des réflexions de notre point de vue de citoyens.

Montréal continue de changer grandement. Les prix des immeubles commerciaux et résidentiels sont poussés vers le haut, et parfois le très haut,. Par exemple, les valeurs des propriétés résidentielles unifamiliales et plex ont augmenté d’environ 6% en 2018; ces hausses font grimper les prix des loyers. La gentrification s’est étendue à plusieurs secteurs recherchés des arrondissements. Pendant ce temps les salaires et revenus des montréalais moyens n’ont guère bougé. En découlent des déplacements de population hors de leur logement, de leur quartier ou hors de la Ville, là où les prix sont moins élevés.

Les pouvoirs d’une ville pour contrôler le marché immobilier sont limités, mais elle peut prendre diverses mesures pour améliorer la situation de la majorité populaire. Et elle en prend, comme en font foi les mesures suivantes du budget 2019. Des ententes avec des promoteurs afin qu’ils incluent des unités de logement abordables et familiaux sont visées, des montants sont prévus pour l’achat et la décontamination de terrains pour l’accélération de la construction de logements sociaux et abordables.

La Ville consacre les sommes supplémentaires obtenues en augmentant les taxes résidentielles et non résidentielles à diverses dépenses qui visent à améliorer le sort de la majorité : augmentation impor-tante des sommes pour le transport en commun, à la réduction du déficit d’entretien des rues et artères, des réseaux d’aqueduc et d’eaux usées, des technologies de l’information. La surveillance des chantiers est accrue de beaucoup ainsi que le contrôle des logements insalubres et d’entreprises polluantes. Les aménagements verts des rues, places publiques, sorties d’école sont privilégiés. De gros investissements sur plusieurs années sont faits dans la cueillette des résidus alimentaires et autres déchets, la limitation des déversements toxiques à l’usine d’épuration, la lutte aux changements climatiques.

L’ensemble de ces dépenses nécessaires coûtent cher. Selon les responsables, elles ne peuvent être guère comprimées. Des économies sont à prévoir grâce, entre autres, aux mesures instaurées par le Service de la performance organisationnelle. Mais les revenus supplémentaires ne sont pas au rendez-vous, donc il n’est pas réaliste de donner un répit aux contribuables en gelant les augmentations de taxes. Ni de donner un répit aux contribuables les plus vulnérables en créant un fonds d’aide urgente.

Les mesures de ce budget 2019 pourront-elles inverser, ou plus réalistement, ralentir un peu les tendances à la gentrification? Et leurs corollaires que sont les ventes de leur propriété (de leur chez soi) par de petits propriétaires ainsi que les déménagements de locataires face aux hausses de loyer? Cela reste à voir. Pour les années à venir, des mesures encore plus costaudes seront requises.

Pierre Pagé, Jeanie Baudchon, Lucille Malette et Johanne Dion pour MontréalPourTous,

Budget 2019 de la Ville de Montréal : opinion d’une spécialiste en gestion municipale de L’UQAM

1 Déc

Bonjour,

Nous vous présentons l’opinion de Madame Danièle Pilette de l’UQAM

« Actuellement, la Ville de Montréal bénéficie d’un repositionnement économique structurel favorable. En effet, des économistes parlent d’un courant de re-métropolisation qui favorise un meilleur partage des activités économiques entre la plus grande métropole d’un espace national et sa métropole proche rivale ou ses quelques métropoles proches rivales. Ainsi, Montréal effectuerait un rattrapage par rapport à Toronto,  mesuré en part relative d’affaires, quant au secteur de la culture, de l’information et des médias, de même  que quant au secteur des services professionnels.

Par contre, le secteur financier, de l’assurance et de l’immobilier demeurerait sous large domination torontoise, comme l’a d’ailleurs illustré, en juin 2017,  la localisation de la Banque de l’infrastructure du Canada  à Toronto. De plus, un autre facteur structurellement  favorable à la Ville de Montréal, la rareté des terrains disponibles,  fait augmenter la part de la valeur du terrain dans le total de la valeur de la propriété immobilière, sans que des services municipaux supplémentaire soient nécessairement requis. Là encore, il s’agit d’une tendance lourde, qui s’inscrit dans un « cercle vertueux » favorable au dynamisme du marché immobilier montréalais et par conséquent au soutien de la richesse foncière de la Ville en tant qu’assiette fiscale. Dans ce cadre, il n’y a pas vraiment d’incitatif à l’austérité pour l’administration municipale. De plus,  le programme de l’administration en place  vise justement à améliorer le milieu de vie, ce qui ne va pas sans coûts.  

Avant l’arrivée du maire Coderre au pouvoir, donc avant le budget 2014, sous l’administration Tremblay, les augmentations de dépenses ont été élevées en 2006 et aussi à compter de 2010, en fait en 2010, 2011 et 2012;  un répit a été offert en 2013, année électorale. Il n’est pas exclu que la politique de dépenses de l’administration Plante-Dorais consiste à dépenser davantage en début de mandat, surtout que même un taux éventuel d’augmentation des dépenses plus faible rapportera beaucoup s’il est appliqué à des montants élevés de dépenses, résultants de fortes hausses des années précédentes.

L’administration Coderre-Desrochers a fait l’inverse : faibles augmentations de dépenses en début de mandat, 2014 et 2015, et augmentations raisonnables pour 2016 et 2017. Monsieur Desrochers s’est illustré par sa rigueur, et il était bien appuyé par le directeur général de la Ville, Alain Marcoux. Il faut dire qu’ils ont été aidés par l’adoption de la loi du Québec restructurant les régimes de retraite municipaux. Et que les audiences de la Commission Charbonneau et la mise en place de l’inspecteur général (BIG) à la Ville ont incité davantage de personnes à se montrer prudentes. Et il faut dire aussi que le directeur général avait mis en place un service d’optimisation organisationnelle, et un plan d’effectifs prévoyant une gestion serrée des nouvelles embauches.

En résumé, de multiples facteurs sont susceptibles de contribuer à l’augmentation Importante des dépenses sous l’administration Plante-Dorais (plus de 4% pour 2019) :

1-Le programme de Projet-Montréal, accorde une grande importance au milieu de vie et aux infrastructures. Les hausses de dépenses s’expliquent notamment par la hausse du paiement comptant d’immobilisations au budget de fonctionnement. Pour 2019, le  montant d’immobilisations payées comptant au budget de la Ville de Montréal est de 441,6 millions $, incluant  cependant un montant de 82,2 M$ provenant de fonds réservés antérieurs. Il est quand même impressionnant de payer de tels montants comptant, en plus d’avoir à financer le service de la dette pour d’autres  immobilisations réalisées antérieurement).

2-La stratégie productive et astucieuse d’application des hausses de dépenses de préférence en début de mandat.

3-Le poids politique des  arrondissements centraux et populeux en faveur de la dotation généreuse des arrondissements. 

4-L’excellente situation  économique de Montréal qui dynamise le marché immobilier et qui favorise la hausse des revenus tant des taxes foncières que des droits de mutation immobilières, etc… et qui rend moins  opportune la restriction des  dépenses de la Ville.

Enfin, peut-on qualifier d’importantes les  hausses successives de  5,2% et 4,3% des dépenses de la Ville de Montréal, en 2018 et 2019? La réponse est qu’on dépasse de beaucoup les taux d’inflation. Cette situation serait acceptable à long terme qu’à la condition que Montréal conserve son élan économique,  et le marché immobilier, sa vigueur.

Salutations cordiales.

Danielle Pilette, Ph.D., professeure associée,

Département de Stratégie, responsabilité sociale et environnementale,

École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQÀM) »

 

L’Environnement dans le budget 2019 de Montréal: des avancées, des devoirs à refaire!

30 Nov

Voici des éléments importants en vrac car il faudrait quelques pages pour faire un bon résumé des discussions récentes de la Commission des finances auxquelles nous avons pu participer et faire des propositions.

Les Montréalais jettent beaucoup moins aux poubelles mais le recyclage et le compostage restent à améliorer. La Ville y fait face et prévoit de très gros montants investis dans des centres de compostage, prétraitement et bio méthanisation. La Commission des finances a demandé de revoir à la baisse ces coûts avant de donner des contrats si importants. Bravo.

La Ville continue d’exiger de Québec une consigne des bouteilles de vin et de plastique; elle devra augmenter la pression pour obtenir un résultat cette année, soit celui de faire bouger la SAQ. Par ailleurs, elle veut mettre en place une consigne plus sélective et non « toute mélangée ».

La Ville comme la STM poursuivent les efforts pour acheter des véhicules électriques, non seulement pour accroître la mobilité mais aussi pour contribuer à améliorer la qualité de l’air et la santé publique. Elle va revoir sa stratégie de l’eau afin de prévoir des investissements suffisants qui tiennent compte de sa capacité financière et de sa dette. Le service des finances va étudier les possibilités de nouveaux revenus « sous l’angle de l’Éco-fiscalité, des éléments progressifs de taxation et de la notion d’utilisateur-payeur (gestion de l’eau et des déchets) »; de plus il va estimer les coûts environnementaux et financiers induits par la distribution des publisacs.

Enfin tous les services incluant ceux qui oeuvrent en environnement vont maintenir leurs efforts pour bien mesurer leurs coûts, la qualité des travaux, le respect des échéanciers et la satisfaction des citoyens. Avec l’aide du Service de la performance organisationnelle, ils vont suivre au fil de l’année l’évolution de leurs travaux ainsi que la comparaison avec ceux d’autres villes. De meilleurs résultats sont attendus, avec des économies importantes.

Plus de détails dans cet article :

http://plus.lapresse.ca/screens/9f8d2357-1d41-4e4b-822c-9d608ca9dd0a__7C___0.html?utm_medium=Email&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

Pour le rapport complet du Service de l’environnement:

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOC_ENV_20181113.PDF

Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent? 3e et dernier message sur ce sujet brûlant!

27 Nov

Bonsoir

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure afin que tous les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Voici des encore des exemples d’améliorations des façons de faire qui économisent temps et argent :

1) Activités de marquage de la chaussée (lignes dans les rues, passages piétons, pistes cyclables dans toute la ville)

a) Ce qui a été mis en place: Analyse des coûts complets et de la comparaison des coûts unitaires régie-contrat (ndlr régie= fait à l’interne ou contrat= donné à l’extérieur) portant sur les activités de marquage de l’équipe d’entretien de l’éclairage, de la signalisation et du marquage de la chaussée (EESM) de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Cette équipe fait le travail pour tous les arrondissements

b) Bénéfices: Amélioration significative de l’accès à des analyses et aux données financières et opérationnelles factuelles et comparables en appui à la prise de décision.

2) Assignations temporaires à la suite d’accidents de travail :

a) Ce qui a été mis en place: selon le type d’accidents et le type de recommandation du médecin, retour à un travail moins pénible ou dangereux

b) Bénéfices:

Augmentation de 26 % du ratio d’assignations temporaires entre 2014 et 2017 résultant une réduction de 50 % du nombre de jours perdus indemnisés par la CNESST.

-Économies des coûts de CNESST d’environ 160 000 $ générés pour l’année 2017 par la mise en place d’un budget corporatif d’assignations temporaires pour l’ensemble des employés des services centraux.

3) Autres résultats dignes de mention en 2018, qui seront maintenus ou amplifiés à l’avenir.

-Amélioration des délais de traitement des requêtes au 311 grâce à la divulgation des résultats de délais fournis pour 9 types de requêtes 311;

-Amélioration des processus d’acquisition et d’entretien des immeubles;

-Amélioration du processus d’acquisition des panneaux de signalisation routière;

-Coordination et conseil dans la mise en place de plus d’une centaine de tableaux de bord d’efficacité et d’efficience dans la majorité des directions de la Ville

Plus de détails dans la présentation du Service de la performance organisationnelle: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOC_SPO_20181121.PDF

Bonne soirée, P. Pagé pour MontréalPourTous

PS Demain: des dépenses et des investissements à venir en Environnement.

Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent? 2e texte sur ce sujet brûlant!

26 Nov

Bonsoir,

Nous avons participé activement aux travaux de la Commission des Finances de la Ville de Montréal, pour une 8e année d,affilée. Cette commission est ouverte aux citoyens et leur permet de poser des questions puis faire des recommandations.

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure du précédent directeur-général afin que les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Voici des exemples d’améliorations des façons de faire qui économise temps et argent :

1) Optimisation des paiements aux fournisseurs dont la majorité sont des PME qui souffraient grandement des retards de paiement :

a) Ce qui a été mis en place :

-Diagnostic, redéfinition et implantation des processus d’achat jusqu’au paiement des factures, incluant une capsule de formation pour les employés.

-Développement de tableaux de bord permettant à toutes les unités de connaître leurs délais de paiement des factures mensuellement.

-Accompagnement pointu en fonction des écarts observés auprès des unités qui présentent une moins bonne performance.

-Premier déploiement du système de numérisation et de reconnaissance optique des factures.

b) Bénéfices

-En janvier 2018, le taux de paiement global des factures payées en 30 jours ou moins

s’élevait à 25 %, alors que ce taux atteignait 76 % en août 2018 ou 3 fois plus!

2) Augmentation de la productivité du Service du Matériel Roulant et Ateliers

a) Ce qui a été mis en place:

-Implantation de tableaux de suivi opérationnel visuels standards dans tous les

ateliers mécaniques afin de mieux outiller les gestionnaires et leurs équipes et

d’uniformiser les méthodes de gestion.

-Instauration d’un système de gestion au quotidien (rencontres quotidiennes

entre les différents paliers de gestion).

b) Bénéfices

-Gains de productivité d’environ 665 heures/année à compter de l’année 2018 résultant d’une meilleure organisation de l’information et de la planification du travail pour les contremaîtres ainsi que d’un accès visuel aux pièces en attente.

-Atteinte des objectifs plus rapidement en raison de la gestion au quotidien et du suivi des indicateurs de performance, facilitant ainsi la prise de décision et permettant de réajuster le tir rapidement en cours de route; amélioration du réseau logistique et de la gestion des stocks

c-Bénéfices à venir :

-Réduction de près de 35 % de la quantité d’articles ou de produits entreposés

(soit un gain de 200 000 $ par année au terme du projet) ainsi que des espaces d’entreposage et accroissement du taux de rotation des stocks.

3) Optimisation des travaux publics Amélioration de l’activité de colmatage des nids-de-poule et suivi des actions visant à accroître la qualité des réparations sur la chaussée.

a) Ce qui a été mis en place:

Mise en place de tableaux de bord des délais de résolution des requêtes des citoyens par le 311 pour 9 activités pilotes spécifiquement pour les directions des travaux publics en arrondissement.

b) Bénéfices :

-Économies monétaires d’environ 815 000 $ par cycle de 24 mois associées à l’utilisation du type d’enrobé qui offrait le meilleur rapport durabilité/coût.

-Économies monétaires d’environ 475 000 $ et colmatage de 3 000 nids-de-poule de plus par année grâce à l’utilisation d’un colmatage mécanisé.

Voilà l’essentiel. Vous pouvez aussi lire ces deux articles sur ce sujet parus dans nos médias.

  • Montréal s’améliore mais encore un long chemin devant elle selon cet article de La Presse! Comme disait l’autre « quand je me regarde je me désole, quand je me compare…..

http://plus.lapresse.ca/screens/22f32a78-89ce-4dab-8ef0-14a1f377cc70__7C___0.html?utm_medium=Email&utm_campaign=Internal%2BShare&utm_content=Screen

  • Cet article du journal The Gazette met en doute les travaux de comparaison avec les autres villes en affirmant que les définitions changent au gré des élus. Mais le directeur du Service de la performance a bien répondu à cela : les définitions sont revues et approuvées par le comité mandaté par les 116 villes participant au processus établissant les indicateurs et les comparaisons.

https://montrealgazette.com/news/local-news/what-makes-a-road-poor-secret-montreal-report-shows-its-a-murky-definition

Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent à Montréal?

22 Nov

Bonsoir

Très difficile de répondre à cette question tant les travaux et services sont vastes. Et nous, bénévoles, ne sommes pas à la Ville sur place au quotidien. Mais de nouveaux outils permettent d’y répondre en partie, et ce, beaucoup mieux qu’auparavant.

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure du précédent directeur-général afin que les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Après 4 ans, vous pouvez mieux voir certains de leurs résultats (indicateurs construits, contrats, Police/pompiers, budget, au http://ville.montreal.qc.ca/vuesurlesindicateurs/ ) ou dans ce rapport: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOC_SPO_20181121.PDF Cette lecture est un peu aride mais permet de juger avec sérieux!

Voici quelques exemples tirés du rapport de l’amélioration de la performance obtenus en 2018:

1) Harmonisation des devis à présenter aux entreprises qui veulent obtenir un contrat:

-Récupération annuelle récurrente de plusieurs dizaines d’heures de travail pour chacun des 600 utilisateurs des documents d’appels d’offres d’exécution des travaux.

-Amélioration des documents d’appels d’offres ayant facilité, en partie, l’accroissement des dépenses au PTI ((plan d’investissement) au cours des dernières années (celui-ci ayant augmenté de 114 % entre septembre 2015 et septembre 2018). Du rarement vu!

2) Implantation de la Gestion Par Activités, avec l’exemple du déneigement :

a) Mise à jour des coûts complets des activités de déneigement dans 18 arrondissements. Calcul des bénéfices d’une stratégie de soufflage en termes de réduction de gaz à effet de serre, avec l’appui du Service de l’environnement, et d’une réduction de coûts.

-Nombreuses pistes d’amélioration identifiées en matière de déneigement pouvant générer des économies budgétaires potentielles annuelles de près de 5 M$ par an.

b) Optimisation des activités de déneigement

-Économies potentielles récurrentes d’une valeur de 2,7 M$ grâce aux mesures d’optimisation des convois de chargement de la neige (implantées partiellement dans les arrondissements).

3) Autres bénéfices des chantiers d’amélioration de la performance :

-Économies globales récurrentes annuelles de 3,2 M$ (- 8 %), depuis 2015, dans les contrats de collecte, de transport et d’élimination des ordures ménagères.

Prochains articles :

1) encore des exemples d’économies réalisées.

2) Montréal s’améliore mais encore un long chemin devant elle! Comme disait l’autre « quand je me regarde je me désole, quand je me compare…..