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Retour des expos: des repères pour ne pas se faire avoir une 2e fois!

16 Déc

Montréal a payé 15 fois le prix pour le stade olympique, puis des arnaqueurs ont profité de fraudes remarquables. Voici un article de Patrick Lagacé dans le journal  La Presse de cette fin de semaine du 15 décembre 2018. Intitulé « La description du mot « stratagème » » il met en lumière les coins très sombres des projets du même genre pour les fonds publics, donc pour nos taxes.

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Ou le voici:

Je suis sceptique face à cette fièvre qui nous annonce le possible retour du baseball à Montréal parce que je suis un lecteur régulier du blogue de Neil deMause.

Le blogue porte le nom de Field of Schemes et il décortique les nombreux stratagèmes déployés par les ligues de sport professionnel pour arracher des fonds publics afin de se faire construire des stades.

Et pendant que Montréal rêvait bruyamment cette semaine que le club de Tampa Bay quitte la Floride pour venir jouer ici, à la faveur d’un bras de fer entre le propriétaire de l’équipe et la Ville de St. Petersburg, le blogueur Neil deMause, lui, a écrit ceci, jeudi, aux fans de Montréal : ça n’arrivera pas !

Il a décortiqué non seulement le bail liant la Ville de St. Pete aux Rays pour l’occupation du vieux stade, le Tropicana Field, mais également l’annexe au bail, signée en 2016.

Pour faire court, le bail St. Petersburg–Rays fait rêver les amateurs montréalais parce qu’il prévoit des pénalités somme toute modestes, si les Rays s’avisent de quitter le Tropicana Field avant 2027…

Mais l’annexe, elle, prévoit que ces pénalités s’appliquent si les Rays veulent quitter St. Petersburg pour aller jouer à deux endroits et deux endroits seulement : dans deux comtés du coin, Pinellas ou Hillsborough.

That’s it. Montréal, Charlotte ou Oulan-Bator ? Nope, impossible pour les Rays de déménager ailleurs qu’à Pinellas ou Hillsborough…À moins que le baseball majeur ne souhaite s’enliser dans une bataille judiciaire à l’issue incertaine et envoyer le message que les équipes des ligues majeures ne respectent pas leurs contrats avec les villes qui se saignent pour accueillir des clubs.

« Je dirais aux gens de Montréal d’être patients, et même d’être très, très patients, m’a dit Neil deMause lors d’une entrevue, vendredi. Je ne vois pas les Rays quitter St. Petersburg avant 2027. Et je ne vois pas d’expansion avant la seconde moitié des années 2020. »

Oh, c’est ici que je dois vous présenter Neil deMause : en 1998, avec sa coauteure Joanna Cagan, il a publié un livre devenu célèbre sur les méthodes utilisées par les ligues de sport professionnel pour faire cracher aux villes et aux États américains de l’argent public : Field of Schemes, réédité en 2008. Parmi ces méthodes, en voici deux qui devraient attirer l’attention des Québécois :

1) le chantage au déménagement ;

2) l’utilisation d’études de marché aux promesses aussi spectaculaires que fausses sur les retombées économiques et médiatiques générées par un club de sport.

Commençons par le chantage au déménagement…

L’industrie du sport professionnel a réussi à faire croire au public qu’une équipe de sport était plus qu’une entreprise privée profitable au sein de ligues aux chiffres d’affaires astronomiques (revenus du baseball majeur en 2017 : 13 milliards CAN) : « Une équipe est désormais vue comme un bien public », dit Neil deMause.

Les titans du sport font donc du chantage au déménagement. Elles disent aux villes, aux États, aux provinces : si vous ne payez pas pour nos stades, nous allons déménager. Elles savent que les élus pourraient devoir payer un prix politique pour avoir « perdu » un « bien public ».

Bâtir un stade coûte extrêmement cher, rappelle Neil deMause. Le stade dont rêve le propriétaire des Rays, à Ybor City, de l’autre côté de la vieille baie de Tampa, coûterait par exemple 900 millions US.

« Pour qu’un stade soit rentable, il doit être construit à coût modique, ou alors abriter plusieurs équipes, dit Neil deMause. Ou être le centre d’un projet immobilier d’envergure. Donc, pour une équipe professionnelle, obtenir un stade payé par les fonds publics, en tout ou en partie, est une façon d’avoir des subventions. »

Et ce qui est utile, quand on fait du chantage au déménagement, c’est justement d’avoir une ville prête à accueillir votre équipe, comme Québec, qui attend depuis 1995 ses Nordiques 2.0, et comme Montréal, qui rêve aux Expos 2.0. Beaucoup de villes en Amérique du Nord attendent l’arrivée d’un club de sport professionnel et servent ainsi d’épouvantail pour faire du chantage au déménagement.

Bref, que le nom de Montréal circule comme destination éventuelle des Rays de Tampa est un classique du livre de jeux des patrons de ligues professionnelles quand ils tentent d’arracher de meilleures conditions aux autorités locales…

L’autre stratagème dans l’arsenal des équipes professionnelles pour soutirer des fonds publics aux élus, c’est de faire miroiter d’énormes retombées, en activité économique et en visibilité.

C’est ici qu’entrent en scène des firmes de consultants qui font des études de marché « prouvant » ces retombées mirobolantes.

Neil deMause n’y croit jamais : « Il y a toute une industrie de consultants dont le modèle d’affaires est de dire aux gens qui les embauchent ce qu’ils veulent entendre. La plupart font des rapports extrêmement optimistes pour les retombées en visibilité et en argent. »

L’une des firmes de consultants les plus connues s’appelle Conventions, Sports & Leisure International (CSL). Sur son blogue, deMause s’est souvent moqué des prévisions de CSL et a souvent critiqué ses erreurs, par exemple une exagération de 66 % de l’activité économique d’un nouveau stade de soccer à Washington…

En 2016, Neil deMause a intitulé un billet de son blogue sur CSL comme suit (ma traduction) : « La firme de consultants toujours dans le champ dit à la Ville de Knoxville de dépenser 200 millions pour l’aréna de son club de hockey mineur. »

La firme CSL « est une joke » pour deMause, une firme qui dit ce que les gens qui paient CSL veulent bien entendre quant au miracle économique qui sera généré par l’arrivée – ou le maintien en ville – du club qu’ils parrainent.

J’y pense, le groupe de promoteurs montréalais qui souhaite un retour du baseball à Montréal a justement présenté les conclusions cette semaine d’une étude qui démontreRAIT (restons au conditionnel) que Montréal est un marché absolument formidable pour le baseball…

Je rappelle que ce groupe de promoteurs, mené par Mitch Garber et Stephen Bronfman, met déjà la table pour une éventuelle contribution publique afin de favoriser le retour des Expos 2.0. On ne sait pas encore sous quelle forme.

Devinez quel est le nom de la firme de consultants qui a mené l’étude qui démontrerait que Montréal est un marché idéal pour le baseball majeur ?

Eh oui : CSL.

Je préfère pour ma part des études indépendantes. Je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Un mot sur le titre du blogue – et du livre – de Neil deMause, « Field of Schemes » : c’est un jeu de mots sur Field of Dreams, joli film de baseball créé par Hollywood, avec Kevin Costner. Field se traduit par terrain, dreams se traduit par rêves, schemes se traduit par stratagèmes. Terrain de rêves, terrain de stratagèmes, voyez le topo…Et stratagème, selon le Larousse, signifie : « Combinaison habile mise en œuvre pour obtenir un avantage. »

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Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent? 3e et dernier message sur ce sujet brûlant!

27 Nov

Bonsoir

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure afin que tous les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Voici des encore des exemples d’améliorations des façons de faire qui économisent temps et argent :

1) Activités de marquage de la chaussée (lignes dans les rues, passages piétons, pistes cyclables dans toute la ville)

a) Ce qui a été mis en place: Analyse des coûts complets et de la comparaison des coûts unitaires régie-contrat (ndlr régie= fait à l’interne ou contrat= donné à l’extérieur) portant sur les activités de marquage de l’équipe d’entretien de l’éclairage, de la signalisation et du marquage de la chaussée (EESM) de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Cette équipe fait le travail pour tous les arrondissements

b) Bénéfices: Amélioration significative de l’accès à des analyses et aux données financières et opérationnelles factuelles et comparables en appui à la prise de décision.

2) Assignations temporaires à la suite d’accidents de travail :

a) Ce qui a été mis en place: selon le type d’accidents et le type de recommandation du médecin, retour à un travail moins pénible ou dangereux

b) Bénéfices:

Augmentation de 26 % du ratio d’assignations temporaires entre 2014 et 2017 résultant une réduction de 50 % du nombre de jours perdus indemnisés par la CNESST.

-Économies des coûts de CNESST d’environ 160 000 $ générés pour l’année 2017 par la mise en place d’un budget corporatif d’assignations temporaires pour l’ensemble des employés des services centraux.

3) Autres résultats dignes de mention en 2018, qui seront maintenus ou amplifiés à l’avenir.

-Amélioration des délais de traitement des requêtes au 311 grâce à la divulgation des résultats de délais fournis pour 9 types de requêtes 311;

-Amélioration des processus d’acquisition et d’entretien des immeubles;

-Amélioration du processus d’acquisition des panneaux de signalisation routière;

-Coordination et conseil dans la mise en place de plus d’une centaine de tableaux de bord d’efficacité et d’efficience dans la majorité des directions de la Ville

Plus de détails dans la présentation du Service de la performance organisationnelle: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOC_SPO_20181121.PDF

Bonne soirée, P. Pagé pour MontréalPourTous

PS Demain: des dépenses et des investissements à venir en Environnement.

Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent? 2e texte sur ce sujet brûlant!

26 Nov

Bonsoir,

Nous avons participé activement aux travaux de la Commission des Finances de la Ville de Montréal, pour une 8e année d,affilée. Cette commission est ouverte aux citoyens et leur permet de poser des questions puis faire des recommandations.

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure du précédent directeur-général afin que les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Voici des exemples d’améliorations des façons de faire qui économise temps et argent :

1) Optimisation des paiements aux fournisseurs dont la majorité sont des PME qui souffraient grandement des retards de paiement :

a) Ce qui a été mis en place :

-Diagnostic, redéfinition et implantation des processus d’achat jusqu’au paiement des factures, incluant une capsule de formation pour les employés.

-Développement de tableaux de bord permettant à toutes les unités de connaître leurs délais de paiement des factures mensuellement.

-Accompagnement pointu en fonction des écarts observés auprès des unités qui présentent une moins bonne performance.

-Premier déploiement du système de numérisation et de reconnaissance optique des factures.

b) Bénéfices

-En janvier 2018, le taux de paiement global des factures payées en 30 jours ou moins

s’élevait à 25 %, alors que ce taux atteignait 76 % en août 2018 ou 3 fois plus!

2) Augmentation de la productivité du Service du Matériel Roulant et Ateliers

a) Ce qui a été mis en place:

-Implantation de tableaux de suivi opérationnel visuels standards dans tous les

ateliers mécaniques afin de mieux outiller les gestionnaires et leurs équipes et

d’uniformiser les méthodes de gestion.

-Instauration d’un système de gestion au quotidien (rencontres quotidiennes

entre les différents paliers de gestion).

b) Bénéfices

-Gains de productivité d’environ 665 heures/année à compter de l’année 2018 résultant d’une meilleure organisation de l’information et de la planification du travail pour les contremaîtres ainsi que d’un accès visuel aux pièces en attente.

-Atteinte des objectifs plus rapidement en raison de la gestion au quotidien et du suivi des indicateurs de performance, facilitant ainsi la prise de décision et permettant de réajuster le tir rapidement en cours de route; amélioration du réseau logistique et de la gestion des stocks

c-Bénéfices à venir :

-Réduction de près de 35 % de la quantité d’articles ou de produits entreposés

(soit un gain de 200 000 $ par année au terme du projet) ainsi que des espaces d’entreposage et accroissement du taux de rotation des stocks.

3) Optimisation des travaux publics Amélioration de l’activité de colmatage des nids-de-poule et suivi des actions visant à accroître la qualité des réparations sur la chaussée.

a) Ce qui a été mis en place:

Mise en place de tableaux de bord des délais de résolution des requêtes des citoyens par le 311 pour 9 activités pilotes spécifiquement pour les directions des travaux publics en arrondissement.

b) Bénéfices :

-Économies monétaires d’environ 815 000 $ par cycle de 24 mois associées à l’utilisation du type d’enrobé qui offrait le meilleur rapport durabilité/coût.

-Économies monétaires d’environ 475 000 $ et colmatage de 3 000 nids-de-poule de plus par année grâce à l’utilisation d’un colmatage mécanisé.

Voilà l’essentiel. Vous pouvez aussi lire ces deux articles sur ce sujet parus dans nos médias.

  • Montréal s’améliore mais encore un long chemin devant elle selon cet article de La Presse! Comme disait l’autre « quand je me regarde je me désole, quand je me compare…..

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  • Cet article du journal The Gazette met en doute les travaux de comparaison avec les autres villes en affirmant que les définitions changent au gré des élus. Mais le directeur du Service de la performance a bien répondu à cela : les définitions sont revues et approuvées par le comité mandaté par les 116 villes participant au processus établissant les indicateurs et les comparaisons.

https://montrealgazette.com/news/local-news/what-makes-a-road-poor-secret-montreal-report-shows-its-a-murky-definition

Le Citoyen payeur de taxes en a-t-il pour son argent à Montréal?

22 Nov

Bonsoir

Très difficile de répondre à cette question tant les travaux et services sont vastes. Et nous, bénévoles, ne sommes pas à la Ville sur place au quotidien. Mais de nouveaux outils permettent d’y répondre en partie, et ce, beaucoup mieux qu’auparavant.

Montréal a créé un nouveau service en 2014 avec un budget d’environ 5 Millions $/an: celui de la Performance organisationnelle. Montréal pour tous a vivement appuyé cette mesure du précédent directeur-général afin que les services et employés s’évaluent et se comparent. Avions-nous raison?

Après 4 ans, vous pouvez mieux voir certains de leurs résultats (indicateurs construits, contrats, Police/pompiers, budget, au http://ville.montreal.qc.ca/vuesurlesindicateurs/ ) ou dans ce rapport: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOC_SPO_20181121.PDF Cette lecture est un peu aride mais permet de juger avec sérieux!

Voici quelques exemples tirés du rapport de l’amélioration de la performance obtenus en 2018:

1) Harmonisation des devis à présenter aux entreprises qui veulent obtenir un contrat:

-Récupération annuelle récurrente de plusieurs dizaines d’heures de travail pour chacun des 600 utilisateurs des documents d’appels d’offres d’exécution des travaux.

-Amélioration des documents d’appels d’offres ayant facilité, en partie, l’accroissement des dépenses au PTI ((plan d’investissement) au cours des dernières années (celui-ci ayant augmenté de 114 % entre septembre 2015 et septembre 2018). Du rarement vu!

2) Implantation de la Gestion Par Activités, avec l’exemple du déneigement :

a) Mise à jour des coûts complets des activités de déneigement dans 18 arrondissements. Calcul des bénéfices d’une stratégie de soufflage en termes de réduction de gaz à effet de serre, avec l’appui du Service de l’environnement, et d’une réduction de coûts.

-Nombreuses pistes d’amélioration identifiées en matière de déneigement pouvant générer des économies budgétaires potentielles annuelles de près de 5 M$ par an.

b) Optimisation des activités de déneigement

-Économies potentielles récurrentes d’une valeur de 2,7 M$ grâce aux mesures d’optimisation des convois de chargement de la neige (implantées partiellement dans les arrondissements).

3) Autres bénéfices des chantiers d’amélioration de la performance :

-Économies globales récurrentes annuelles de 3,2 M$ (- 8 %), depuis 2015, dans les contrats de collecte, de transport et d’élimination des ordures ménagères.

Prochains articles :

1) encore des exemples d’économies réalisées.

2) Montréal s’améliore mais encore un long chemin devant elle! Comme disait l’autre « quand je me regarde je me désole, quand je me compare…..

Comment la Ville peut-elle corriger ses erreurs?

19 Nov

Bonjour,

Vous avez raté un grand moment de démocratie municipale ce matin vendredi 16 novembre.

Mais vous pouvez vous rattraper quand vous voulez en visionnant la « web diffusion » de la séance au

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6877,143099949&_dad=portal&_schema=PORTAL

Ça vaut vraiment le coup. Je tente maintenant de vous résumer l’essentiel. Il y a d’abord une grande écoute des questions des citoyens, des élus, un climat de travail ouvert aux critiques sérieuses et sans esprit de partisanerie ni engueulades. Bravo aux fonctionnaires et élus responsables.

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Ma question : Il y a depuis quelques années de nouvelles infrastructures (rues et artères, eau, eaux usées) bien faites, avec plus de panneaux, de passerelles pour les piétons, etc. Bien. Mais il y a des erreurs importantes qui se répètent. À titre d’exemple le réaménagement de la rue Clark entre St-Joseph et St-Viateur. La bande fleurie séparant la piste cyclable du reste de la rue était trop large, on a dû la détruire puis reconstruire. Puis là on la refait de telle sorte que l’automobiliste qui va sortir de sa voiture met le pied sur une plantation. Pourtant le Comité des Citoyens avait demandé de corriger le même type d’erreur fait voici quelques années sur St-Viateur est. Bref comment compilez-vous, analysez et corrigez-vous ces erreurs?

L’élu responsable Sylvain Ouellet répond. Sur ces questions de qualité de travaux, il y plusieurs types de situation. Quand une erreur d’exécution est détectée, elle est corrigée car le contrat sous garantie signé oblige durant x temps l’entrepreneur à la corriger à ses frais. Mais il y a aussi des erreurs de conception, surtout quand on fait de nouveaux aménagements. Une fois détectées, on fait une correction (par exemple, on aligne un lampadaire), puis on corrige notre plan initial avec ses façons de faire, avec les autres services comme celui de la mobilité, quitte à changer la conception même de ce nouvel aménagement.

Aussi avec l’escouade d’inspecteurs de chantiers, on fait des bilans (qualité, environnement, services achetés à l’externe). De plus, nous allons mieux informer le public de ces changements. Il ne faut pas oublier que ce Service exécute des travaux pour Bell, Videotron, le Ministère des transports du Québec et le Fédéral, qui ont des lois et cahiers de charge différents. Ouf!

Autre exemple soulevé par l’élu M. Richard Deschamps à Ville LaSalle. Les citoyens du sud-ouest de la Ville vivent chaque jour les inconvénients majeurs de l’échangeur Turcot, avec peu de mesures de mitigation de la circulation. Là arrivent en plus des travaux à faire pour l’intersection très active Angrignon/Newman. Nous avons demandé une intervention prioritaire et vous nous avez écouté. Fin octobre la fin des travaux approche Et des cônes réapparaissent, des feux de circulation sont posés, le puisard doit être retravaillé, la pente aussi. Donc vous avez et nous avons de gros problèmes de planification, d’exécution et d’inspection. Et ils se posent comme problèmes à notre institution même!

L’élu responsable des infrastructures S. Ouellet dit : on va faire un sérieux bilan de vos déboires, on relire le contrat pour voir si on peut revenir sur l’entrepreneur, on va revoir notre séquence des travaux et s’il y a lieu d’imposer des « bonus-malus » dans ce type de contrat pour accélérer. Madame Aylwin de la Direction des infrastructures ajoute ces éléments : on a ajouté en cours de travaux des aspects  demandés par les citoyens: dalle de béton pour l’arrêt d’autobus; plus de puisards, mais on a étendu les travaux sur 3 kilomètres et en plus il y avait d’autres travaux en cours dans les rues adjacentes. M Carette directeur du Service dit : on a ajouté un agent de liaison pour informer mieux.

Conclusion : bravo aux employés pour votre dévouement, compétences et volonté. Mais avec un réseau routier en grandes difficultés, il faut en 2019 des travaux de meilleure qualité, plus durables, mieux contrôlés, avec des mesures vives pour améliorer la circulation des personnes et des entreprises.

Pierre Pagé pour MontréalPourTous

Développement économique, habitation, urbanisme et mobilité: des services en mutation à la Ville de Montréal

17 Nov

Bonjour,

Trop difficile de résumer les présentations d’hier jeudi des travaux des services municipaux du développement économique, de l’habitation puis de l’urbanisme et mobilité. Ce fut une journée passionnante avec des fonctionnaires allumés, des conseillers tant de la majorité que de l’opposition qui questionnent respectueusement et vivement les choix proposés. Et en plus des citoyens qui en remettent à partir de leurs expériences vécues!

Voici des articles de journalistes publiés aujourd’hui qui rendent bien compte de cas chauds abordés:

Le Service du développement économique et les élus responsables ont-ils fait assez pour attirer à Montréal l’usine de panneaux solaires SOLARGIS qui est allée à la fin à Valleyfield.

http://journalmetro.com/actualites/montreal/1926222/la-ville-de-montreal-sexplique-sur-solargise/

D'autres nouvelles suivront illustrant que ce dossier pourrait connaître un développement.

Le Service de l’habitation et l’Office municipal d’habitation de Montréal : enfin l’habitation devient un vrai Service avec des investissements majeurs, des inspections plus sérieuses et des exigences fortes. À ma question indignée du fait que l’Office a 260 logements HLM en piètre état alors qu’il y a une liste d’attente de plus de 22,000 personnes pour un logement, cet article présente bien l’essentiel de la réponse de la directrice :

https://www.journaldemontreal.com/2018/11/15/montreal-12-milliard--pour-remettre-en-etat-le-parc-dhlm

Louise Constantin de la Fédération des coops d’habitation et une représentante du FRAPRU ont exigé respectivement une accélération des achats de terrains et de leur décontamination, et de la construction des logements sociaux et abordables.

Bonne journée! Pierre Pagé

PS Avant hier je vous ai parlé du citoyen exemplaire Bruce Walker qui suit les dossiers de l’eau, eaux usées, recyclage, pollution, etc. depuis 45 ans. Il est membre de STOP Société pour vaincre la pollution Voici la photo promise de ce citoyen qui nous inspire par sa persévérance et la qualité de ses dossiers.

Environnement, Grands Parcs à la Ville de Montréal

17 Nov

Bonsoir,

Pour résumer les travaux de plusieurs services municipaux très dynamiques, je profite du travail de journalistes qui ont publié aujourd’hui des articles passionnants sur des bons coups et des choses importantes à corriger.

Si vous aussi vous êtes trop fatigués pour les lire maintenant, rien ne vous empêche……

Service de l’environnement
:
Ce service serre la vis aux entreprises polluantes et envisage d’ajouter à son arsenal d’intervention (plaintes, amendes) celle de demander une injonction, par exemple face à  Sanimax qui déverse des carcasses d’animaux à Rivière-des-Prairies. On ne rigole plus à ce sujet!

Bravo aux Montréalais qui déposent moins de poubelles, recyclent davantage, compostent davantage. Deux problèmes majeurs auxquels il faut des solutions:

-la valorisation des produits de recyclage doit progresser beaucoup car elle demeure faible, le marché ofrrant peu de solutions, mais il s’en développe. Exemple l’usine en marche de traitement du styrofoam; et la Ville elle-même recycle en planches des frênes qu’elle a dû couper.

-l’explosion des coûts des usines de compostage: la Ville va revoir tout cela; voir cet article de Jeanne Corriveau du Devoir
https://www.ledevoir.com/

Service des Grands parcs et du Sport,
Suite à ma question et à celle d’un de nos membres sur les patinoires extérieures et les changements climatiques, voici un article éclairant du Journal métro
http://journalmetro.com/

Parc Jean-Drapeau
Suite à ma quuestion au DG du Parc Jean-Drapeau un 2e article:

http://journalmetro.com/

Pour terminer sur une excellente note: les commerçants ayant subi des travaux majeurs vont être éligibles à une aide de la Ville rétroactive à 2016.

https://www.ledevoir.com/politique/montreal/541323/montreal-donnera-un-coup-de-pouce-aux-commercants-eprouves-par-les-chantiers

Bonne journée! P. Pagé pour MontréalPourTous