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Une aide précieuse pour calculer la valeur de votre résidence de 5 logements et moins.

28 Fév

2stagiairesavecperrinProfitez maintenant de l’offre gratuite de « nos » 4 stagiaires finissants en Technologie de l’évaluation immobilière du Collège Montmorency. Encadrés par l’expert Pierre-René Perrin, évaluateur à la retraite de la Ville de Montréal, ils vous aideront à mieux comprendre en toute confidentialité la valeur réelle de l’année de référence 2015 du Rôle triennal 2017-2019 de votre propriété résidentielle et à la comparer au prix de propriétés vendues et semblables dans votre unité de voisinage.

Attention, cela ne vous oblige pas du tout à déposer ensuite une demande de révision (contestation) de la valeur définie par la Ville de Montréal. Mais vous saurez mieux évaluer vos chances de gagner. En 2014, 6 propriétaires sur 10 ont obtenu des baisses de valeur, puis de leur compte de taxes!

Voici ce que vous devez faire pour profiter de cette aide : envoyez-nous les informations suivantes par courriel au montrealpourtous@gmail.com :

-votre nom, votre adresse, le nom de votre arrondissement; Lire la suite

Activité du 20 février bien réussie

21 Fév

Notre atelier d’information sur l’évaluation foncière et la pertinence de déposer une demande de révision s’est très bien déroulée avec plus de 90 personnes présentes. Voici le reportage fait sur le site de Radio-Canada. Vous pourrez aussi voir sur les bulletins du Téléjournal. Il illustre bien combien les hausses touchent des gens différents, des  propriétés résidentielles différentes, des arrondissements variés et mêmes des villes autres que Montréal!

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1018045/atelier-proprietaires-contestation-evaluation-fonciere-montreal

Pour ceux et celles qui n’ont pu y participer, nous vous suggérons de visiter le site du Service de l’évaluation foncière de la Ville de Montréal. Il contient l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur l’évaluation de votre propriété, les transactions représentatives faites dans votre unité de voisinage, le numéro de téléphone pour parler à votre évaluateur, les formulaires requis pour déposer une demande de révision.

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=3077,3528864&_dad=portal&_schema=PORTAL

Bientôt sur notre site: un exemple d’une propriété évaluée et des  transactions représentatives faites dans son unité de voisinage, et ce que vous pouvez faire comme calcul pour arriver à déterminer la valeur marchande de votre propriété.

Un rappel de notre atelier du lundi 20 février par un excellent article de 24 Heures

16 Fév

Le Journal 24 heures a publié aujourd’hui jeudi le 16 février  un article qui résume bien ce qu’est l’évaluation foncière et ce que nous expliquerons durant cet atelier. Bienvenue à toutes et tous

http://journalmetro.com/actualites/montreal/1090881/un-atelier-pour-contester-son-compte-de-taxes/

Évaluation foncière: suivis importants de notre assemblée du 7 novembre

8 Déc

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Lors de la séance de travail de la Commission des finances de mercredi le 7 décembre, le directeur Bernard Côté du Service de l’évaluation foncière révèle que plusieurs autres rencontres avec des citoyens et des élus vont se tenir, à l’instar de notre rencontre jugée positive du 7 novembre dernier.

Son service va ajouter des éléments accessibles aux proprios avec leur code d’accès reçus, il va considérer sérieusement les « révélations » du conseiller Sylvain Ouellet de Villeray/St-Michel/Parc Extension: la Ville publiait en 2008 des cartes avec les différentes valeurs des terrains selon divers quartiers.
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Venez convaincre le conseil municipal le 14 décembre !

5 Déc

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Venez dénoncer la hausse de taxes annoncée dans le budget 2017

À la Commission des finances du 2 décembre, vos représentants n’ont pas réussi à convaincre les élus montréalais d’agir contre la hausse de taxes et le danger accru de corruption-collusion.

1) Nos dirigeants ne sentent pas du tout l’urgence de prendre des mesures adéquates pour contrer les hausses d’évaluation dans les quartiers centraux et recherchés.

Les dirigeants sont contents d’eux-mêmes : hausses moins élevées que les années précédentes, en moyenne de 1,7%, services améliorés, investissements majeurs pour rattraper le retard.

Nous leur avons encore lancé un vibrant appel à respecter véritablement la capacité de payer de la majorité : pour les Montréalais qui ont des revenus non indexés, pour les aînés dont les pensions sont faiblement indexées, pour les immigrants et les Montréalais qui ont de faibles revenus. Pour tous ceux-là, les hausses de taxes foncières ou de loyer viennent gruger toute possibilité d’amélioration de leur situation.

Nous leur avons demandé des mesures pour soutenir les gens qui sont forcés de déménager dans un autre quartier ou même à l’extérieur de la ville. La réponse reçue n’est pas du tout satisfaisante car elle veut dire en gros : vous allez être riches à votre mort, attendez! Notre réplique : nous voulons vivre dans notre quartier d’ici là.

Le 14 décembre, il faut que des contribuables ayant subi de fortes hausses viennent témoigner de ce qu’ils vivent ainsi que de leur besoin d’une aide appropriée!

2) Nos dirigeants ne voient pas non plus l’intérêt de prendre des mesures spéciales pour faire face aux risques accrus de corruption-collusion en 2017, avec tous les gros investissements prévus, dont ceux du 375e anniversaire de Montréal.

Le directeur général n’a pas aimé notre mise en garde, il trouve que les mesures sont déjà en place et donnent leurs fruits : l’inspecteur général a annulé des contrats de déneigement et de cueillette de déchets, il y a beaucoup plus de soumissionnaires, les devis sont plus précis, la Ville paie plus vite ses fournisseurs, etc. Il n’y aura donc pas plus de corruption, au contraire, dit-il. On verra bien, la vigilance demeure essentielle.

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Pierre Pagé, Lise Lauzon, Johanne Dion, Lucille Mallette, Jeanie Baudchon.

(Sur la photo : Lucille Mallette et Pierre Pagé)

Budget 2017, gentrification, vandalisme

30 Nov

OPINION d’un citoyen du quartier HOCHELAGA-MAISONNEUVE

Un problème complexe, pas de solutions faciles mais la Ville doit s’activer dans le budget 2017 en discussion.

« Je participe à l’embourgeoisement de mon quartier, chaque jour, simplement en l’habitant

Sébastien Sinclair Maîtrise en science politique à l’UQAM

On entend beaucoup parler des actes de vandalisme qui se produisent depuis quelque temps dans certains quartiers qui tendent à l’embourgeoisement, notamment Hochelaga-Maisonneuve et Saint-Henri.

On entend les propriétaires de commerces, surtout, qui viennent nous expliquer qu’ils sont de bonne foi, remplis de bonnes intentions, qu’ils aiment leur quartier, qu’ils habitent souvent, qu’ils souhaitent voir se développer, pour tous, avec tous, et pour le mieux.

Je les crois la plupart du temps. Le problème n’est pas là. Même s’ils sont animés des meilleures intentions, on ne peut nier la réalité. Qu’est-elle, cette réalité ? Que l’embourgeoisement existe. Que les condos poussent vertigineusement, plus rapidement que les logements locatifs, les coopératives et les HLM mis ensemble. Que les loyers, commerciaux et locatifs, augmentent, inlassablement. Que les pauvres, parce que c’est bien de ça qu’on parle, doivent déménager.

Leurs restos ont fermé, leurs magasins de linge aussi. Ils ne trouvent plus de loyers qu’ils peuvent se payer et doivent partir.

Partir… c’est si simple pour la plupart, jeunes gens dynamiques que nous sommes. On se fait vite à un nouvel environnement. Ce n’est pas le cas de tous. Partir, ça peut être dur…

C’est de la violence, ça aussi. Forcer des gens à quitter leur milieu de vie, celui qui les a vus naître, grandir, dépérir aussi, souvent. C’est de la violence soft, vous me direz, on ne la voit pas beaucoup. Ce n’est pas parce qu’une famille pleure à cinq dans un 4 ½ à Longueuil et qu’on ne la voit pas à la télé que cela est moins triste, moins grave et moins violent. C’est aussi de la violence. Perdre ses amis, pour un enfant qui n’a déjà pas grand-chose, c’est pas super cool, au moins autant que d’avoir à laver de la peinture dans ses fenêtres un lundi matin, à mon avis.

Mais là où ça se complique, c’est quand on se demande à qui est la faute. Je suis en partie responsable de l’embourgeoisement de mon quartier. (mis en italique par PPagé)

Il y a 15 ans, quand je suis arrivé dans Hochelaga, il y avait un « crackhouse » dans l’appartement à côté. C’était crade et pas terrible comme ambiance.

Aujourd’hui, j’habite en coopérative avec des gens super, j’adore le café au coin de ma rue, la boulangerie, la fruiterie et le boucher. Ce sont tous des trucs qui découlent directement de l’embourgeoisement du quartier auquel je participe, chaque jour, simplement en l’habitant. Que devrais-je faire ? Déménager ? J’ai grandi dans Centre-Sud et ça fait 15 ans que je suis là, c’est chez nous ! Cesser d’aller au café ? À la boulangerie ? Je ne sais pas…

Et là, ça se complique encore quand on parle des actes de vandalisme. Est-ce que briser les vitres d’un petit resto de quartier ou d’une épicerie vegan est une solution ? Est-ce que ça sert à quelque chose ? Est-ce que c’est justifiable ? Je ne sais pas, mais selon vous, c’est quoi, la solution ?

Vous allez me parler de politique municipale, de conciliation et de synergie ! Toutefois, il me semble tout à fait légitime de mettre en question, notamment à la suite des révélations de la commission Charbonneau, la volonté et l’intérêt réel des acteurs du monde municipal pour les problèmes sociaux que vivent un grand nombre de nos concitoyens.

Il peut sembler à plusieurs, peut-être trop cyniques me direz-vous, que les rares élus qui souhaitent réellement faire quelque chose ne peuvent, en fait, pas faire grand-chose… et qu’entre les pauvres et les développeurs immobiliers férus de revitalisation, il y a les taxes municipales, les contrats, le financement des partis politiques, l’appartenance de groupe, la culture et le golf… « Entre toi pis moi pis des développeurs… il y a des condos. Donc, c’est compliqué. »

Je comprends les petits commerçants d’être en colère. Ils font ce qu’ils pensent juste pour eux, pour leur famille, pour le quartier et pour les gens. Je comprends aussi ces gens qui perdent leur appartement, leur milieu de vie, leurs amis et qui ne savent simplement plus quoi faire.

Des fois, il faut que ça sorte. Ça ne sort peut-être pas de la bonne manière aux yeux de plusieurs, n’empêche…

Je ne crois pas qu’il y ait de réponse facile, tant celle qui consiste à s’attaquer aux petits commerces – bien que nous n’ayons pas entendu autant parler d’embourgeoisement que depuis que ça a commencé, cette histoire-là – que celle de la répression policière tous azimuts ou encore celle consistant à élaborer une politique synergique de conciliation multisectorielle visant l’insertion foisonnante des forces actives ne nous mènera, seule, à bon port. »

Montréal pour tous vous suggère de venir à l’hôtel-de-ville le mercredi 14 décembre à 14h00 pour que les élus prenent conscience de l’urgence de ces problèmes.

Budget 2017, gentrification et vandalisme

30 Nov

Voici l’opinion très pertinente parue dans La Presse de dce matin 30 novembre de deux citoyens du quartier Ste-Marie, Yves Chartrand et Denise Chiasson, sur le thème de la gentrification:

« Si la Ville est sincère dans son désir d’assurer la mixité sociale, il faut qu’elle intervienne maintenant. »

Et Montréal pour tous ajoute ceci: maintenant c’est la période de discussion sur le budget 2017 à la Commission des finances qui va se conclure par un vote au Conseil municipal le mercredi 14 décembre à 14h00.

« Des commerces de la rue Sainte-Catherine Est dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve pour certains et HoMa pour d’autres ont été vandalisés dans la nuit de dimanche à lundi, exprimant ainsi un malaise et une tension grandissante dus à l’embourgeoisement du quartier.

On ne peut sans fin juxtaposer sans vue d’ensemble ni intervention publique gens démunis et gens plus aisés, sans relations entre eux, HLM et condos, bric-à-brac et commerces de luxe, sans s’exposer tôt ou tard à une telle situation.

Ma conjointe et moi habitons le quartier voisin de Sainte-Marie. Il y a de nombreux terrains vacants dans notre quartier, notamment au bord du fleuve, et nous sommes à quelques pas du centre-ville. C’est un ancien quartier industriel et ouvrier, victime de la désindustrialisation et de la destruction massive de logements pour faire place à Radio-Canada, notamment, et la population de notre quartier se diversifie et rajeunit rapidement. Notre quartier est appelé à connaître de profondes transformations dans les prochaines années. Nous avons tenu notre Forum social du Centre-Sud en fin de semaine et il a été notamment question des craintes de plusieurs d’entre nous vis-à-vis de son embourgeoisement.

Un résidant propriétaire du quartier me disait la fin de semaine dernière que l’évaluation par la Ville de Montréal de l’une de ses propriétés avait été haussée substantiellement récemment et qu’il augmenterait le prix de ses loyers en conséquence.

Des familles ont de plus en plus de difficulté à se loger dans le quartier et doivent s’en aller.

Un ami qui y résidait jusqu’à récemment, maintenant déménagé à Saint-Henri, me disait que la rue Notre-Dame, dans son coin, regorge maintenant de restaurants chics et inabordables pour la population traditionnelle du quartier. On se rappelle le raid de « Robins des bois » dans un commerce de produits fins de la rue Notre-Dame, il y a quelques mois.

Si la Ville de Montréal est sincère dans son désir d’assurer la mixité sociale dans les quartiers centraux et de ne pas expulser en douce les plus démunis pour en faire des quartiers bon chic bon genre qui rapportent plus en termes de taxes, il faut qu’elle intervienne dès maintenant et énergiquement.

Il lui faut interpeller Québec et Ottawa et mettre en place des mesures d’apaisement et de contrôle des loyers tant résidentiels que commerciaux pour protéger la vie et la mixité de nos quartiers.

Laisser nos quartiers se développer selon la sacro-sainte loi du marché ne peut entraîner, comme dans toutes les villes du monde, qu’un centre-ville et des quartiers périphériques bien branchés et vidés du pauvre monde.

Comme Montréalais, il nous faut décider quelles sont nos valeurs collectives et dans quelle ville nous voulons vivre et laisser à nos enfants et petits-enfants. La paix sociale a aussi un prix : l’engagement et le dialogue. Dans notre quartier, nous avons la chance d’avoir une communauté active, éveillée et unie. Nous ne laisserons pas notre quartier se développer sans nous avec les seules forces de l’argent. »

Venez avec nous exprimer votre point de vue le 14 décembre à 14h00 à l’Hôtel-de-Ville.