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« Relançons Montréal » : à examiner dans ses impacts sur les revenus de la Ville, et sur les taxes résidentielles

9 Sep

Bonjour, Nous espérons que tout va bien.

À la veille des rencontres « Relançons Montréal » sous l’égide de la Chambre de Commerce et de la Ville de Montréal, (https://www.ledevoir.com/economie/585567/action-montrealaise-concertee-pour-la-relance), il faut bien analyser la situation du centre-ville et des quartiers puis mettre le doigt sur les meilleures solutions urgentes.

Récemment Richard Bergeron, urbaniste et ancien chef de Projet Montréal a bien situé 3 principales menaces à l’économie de Montréal, qui ont déjà des effets négatifs sur les revenus de la Ville de Montréal. Il propose des mesures urgentes à prendre.

Menace no 1: avec l’augmentation du commerce en ligne, il y a trop de locaux commerciaux pour un nombre de consommateurs en forte baisse. Solution no 1 : réduire les espaces commerciaux et redéfinir la vocation de plusieurs rues et artères.

Menace no 2: avec l’augmentation du télétravail, la renégociation des baux au centre-ville va dans ce sens : moins cher et moins de superficie. Sachant que 62% des espaces de bureau de toute l’Agglomération sont au centre-ville, on peut prévoir un recul de 20% dans les surfaces occupées. Ce qui entraînera une baisse majeure de la part importante de la catégorie non-résidentielle aux revenus fonciers de la Ville. Solution no. 2 : un plan de recyclage important de ces espaces et un plan pour obtenir vite de nouveaux revenus, autres que ceux du résidentiel!

Menace no 3 : bien que la construction immobilière soit repartie, le transport public va saigner avec 100,000 déplacements en moins par jour (20%) tandis que l’auto progresse nettement. Solution no. 3 : un plan de redressement à moyen terme.

Pour écouter l’entrevue de R. Bergeron: http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=4555914

Et nous ajoutons : oui à une relance énergique et bien ciblée. Mais restons bien vigilants pour qu’elle ne se fasse pas sur le dos des contribuables résidentiels!

À ce sujet, notre Mémoire relatif au budget 2021 peut être consulté au : montrealpourtous.com

Pierre Pagé et Johanne Dion

PréBudget 2021: Mémoire de Montréal Pour Tous

24 Août

Bonjour

Voici les commentaires livrés par Montréal pour tous dans le cadre de la consultation pré-budgétaire menée par la Ville de Montréal. Cet exercice s’est terminé le 23 août dernier.

NOTRE POSITION EN BREF: en ces temps d’incertitude, l’Administration municipale doit opter pour la PRUDENCE EN MATIÈRE DE GESTION ET D’INVESTISSEMENT.

Et à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles : nous suggérons la MUTUALISATION DE LA DETTE COVID-19 vers les paliers gouvernementaux supérieurs là où sa gestion sera la plus avantageuse pour le contribuable. Cet exercice obligera, par ailleurs, l’Administration municipale à une reddition de compte régulière et serrée aux parties intéressées, dont les Montréalais.

Ceci étant dit, Montréal peut aussi participer à cet effort collectif…à la hauteur de ses moyens, notamment :

– en privilégiant l’occupation effective des champs fiscaux déjà concédés aux municipalités…

– en captant la richesse de la nouvelle économie…

– en poursuivre les efforts d’optimisation des ressources et de mesure de la performance…

– en recentrant  préférablement les investissements sur les « métiers de base »…

Tout un défi, d’autant que le budget 2021 sera…ÉLECTORAL !!!!!

Pierre Pagé, Johanne Dion, Jeanie Baudchon, Lucille Mallette.

Commentaires – MTL pour tous PDF

 

Pré budget 2021: une experte dit: prudence!

7 Août

Bonjour

Pour se faire une opinion dans le cadre du sondage en cours ( https://www.realisonsmtl.ca/consultationbudget2021):

Voici le point de vue de Danielle Pilette, Ph.D., professeure associée, École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQÀM), qui suit de près ces questions. « Prudence ».

La Ville de Montréal a fait preuve d’un admirable leadership par son importante contribution à la gestion de la crise COVID. Il reste que son territoire a été en 2020 l’épicentre de la crise sanitaire non seulement au Québec, mais au Canada. Parmi les grandes villes, Montréal figure même parmi les plus affectées du monde occidental. Rien n’assure que nous sommes complètement à l’abri d’une 2e vague qui aurait des répercussions jusqu’en 2021.

En 2020, le gouvernement fédéral a pleinement assumé son rôle de stabilisation économique envers la population, les entreprises et les institutions. Toutefois, il s’agit d’un gouvernement minoritaire et il n’est pas non plus à l’abri de soubresauts. Le contexte devrait inciter à Ville de Montréal à une grande prudence, malgré la bonne performance à ce jour du marché immobilier résidentiel montréalais. La prudence requise devrait se traduire tant quant aux investissements hâtifs en immobilisations que quant à la gestion des services, afin de minimiser tout risque de notoriété négative et de perte de confiance des contribuables et des parties prenantes,

Concernant la préparation du budget 2021, la Ville de Montréal a soumis un document qui ne semble pas à l’abri de certaines contradictions. On y affirme notamment dès le début qu’il ne faut pas retourner aux vieux réflexes, mais c’est exactement ce qu’on y propose quand il est question de presser le pas en matière d’investissements en immobilisations, aux fins d’un soutien à une reprise ou relance forte. Or, à tort ou à raison, la présente administration montréalaise était déjà plutôt dépensière et très aménagiste, comme en témoignent la succession et même la poursuite de chantiers parfois étalés sur plus d’une année . Le vieux réflexe de dépenser en immobilisations serait-il justifiable dans l’hypothèse d’une reprise possiblement plus lente et étalée que prévu? Serait-il justifié de soit recourir à un déficit budgétaire, soit augmenter fortement les taxes, peut-être pour longtemps, sans discussion quant aux bénéficiaires visés par un surcroît d’investissements municipaux? La Ville affirme  dans son document vouloir soutenir par ces flots de dépenses en immobilisations la population, certes, mais aussi les commerces, dont nous savons pourtant que la vulnérabilité n’est pas seulement conjoncturelle, mais fondamentalement structurelle, et déjà engagée bien avant la pandémie.

À plusieurs égards, la pandémie a agi seulement comme un accélérateur (puissant, il faut l’admettre) de changements majeurs, de différentes natures, dont démographiques, économiques, et urbanistiques. L’association des urbanistes du Maryland, par exemple, se penchera sous peu sur le sujet des transformations urbaines post-pandémies. Mais, à la Ville de Montréal, on semble faite l’économie de la réflexion sur le proche avenir et les tendances territoriales, et on adopte la solution de l’investissement très prochain, voire immédiat, sans tenir compte des paramètres de la nouvelle économie, et sans tenir compte de la délocalisation potentielle à long terme de certaines activités économiques du centre-ville vers des arrondissements plus périphériques correspondant peut-être davantage à certains nouveaux modèles d’organisation et de territorialisation plus déconcentrée . Argument supplémentaire en faveur de la prudence budgétaire: la gestion visiblement déjà laborieuse de tous ces chantiers et travaux qui ont tendance à perdurer au-delà de la tolérance pourtant exemplaire des Montréalais..

 Souhaits sincères de bonne santé globale et de résilience à toutes et tous.

Budget 2021: l’administration veut votre avis.

5 Août

Bonjour, En espérant que vous alliez bien, et que vous ayez pu avoir un peu de répit estival!

Montréal Pour Tous replonge, non dans l’eau de piscines ni l’eau de pluie, mais dans le budget 2021!

L’administration municipale vous demande ce qui serait moins douloureux pour vous en cette période où les revenus ont fondu et les dépenses augmenté fortement. Voulez-vous moins de services (lesquels), plus de taxes ou les mêmes pour le résidentiel et pour les commerces et entreprises? Ou plus de dépenses pour soutenir l’économie quitte à reporter cet endettement sur les prochaines années (cette dernière option est la recommandation d’un comité d’experts)? Pas facile de trancher!

Vous pouvez lire les explications puis exprimer votre point de vue d’ici le 23 août en répondant au sondage. Ou nous envoyer vos commentaires et recommandations afin d’alimenter notre éventuel mémoire.

Participer à la consultation publique

Répondre au sondage en ligne : sondage à remplir.
Date limite pour répondre au sondage : 23 août 2020.

Transmettre un mémoire à la Commission : procédure à suivre.
Date limite pour transmettre un mémoire : 23 août 2020. Les mémoires doivent être transmis à l’adresse commissions@ville.montreal.qc.ca

Document de consultation

UNE TOUR CELLULAIRE DANS VOTRE SALON !

28 Juil

église

Bell, Telus, Vidéotron, Rogers, densifient, à vitesse Grand V, les antennes 4G LTE et 5G sur le territoire de l’île de Montréal : sur les édifices publics, multiplex, poteaux d’Hydro-Québec, lampadaires, etc… Consultez le site  https://www.scadacore.com/tools/rf-path/cell-tower-map-canada/  pour connaître le nombre d’antennes situées près de chez vous…

Aucune tour cellulaire ne devrait, pour des raisons sanitaires, être située à moins 500 mètres des milieux de vie et à moins de 50 mètres du sol.

UN EXEMPLE : On dénombre près de 60 antennes (TELUS, ROGERS, FIDO) sur l’Église St-Marc (2604 Beaubien est) qui est à moins de 100 mètres de l’École primaire St-Marc, 6365, 1ère avenue (N.B. Les enfants sont plus sensibles aux effets des champs électromagnétiques). Le périmètre concerné, situé dans un rayon de 500 mètres de l’Église est délimité par les rues Iberville, 5e avenue, St-Zotique et Rosemont.

Bon localisation 2

Exiger des autorités fédérales qu’elles mesurent votre niveau d’exposition aux radiations électromagnétiques et qu’elles privilégient le déploiement, jusqu’à chaque maison et chaque entreprise, de connexions par fibres optiques et filaires, plus rapides, fiables, économes en énergie, sécuritaires et abordables, plutôt que la mise en place d’infrastructures sans fil, y compris celle de la 5G.

Pour en savoir davantage:

Limiting liability with positioning to minimize negative health effects of cellular phone towers

Some Studies Showing Cell Tower Health Impacts

 

Consultations au Québec sur les applications de traçage numérique dans le contexte de la COVID-19

14 Juil

corona 1

Le gouvernement a décidé de lancer une consultation en ligne, en pleine période estivale, pour connaître l’opinion de la population sur les applications de traçage. Cette consultation est en vigueur jusqu’au 2 août 2020.

Malgré les lacunes importantes de cette consultation en ligne, nous vous encourageons à y participer en donnant votre opinion et en expliquant les raisons pour lesquelles vous considérez que le gouvernement ne doit pas autoriser l’utilisation d’une application de traçage numérique au Québec. 

Cliquez ici pour participer à la consultation en ligne du gouvernement

La consultation prend la forme d’un questionnaire de 15 questions à choix de réponses. À noter qu’à la question 13, il est possible d’écrire des commentaires. Voici d’ailleurs ci-dessous des suggestions de commentaires, proposées par la Ligue des Droits et Libertés, que vous pourriez copier-coller ou adapter à votre guise.

Suggestions de commentaires pour la Question 13 (500 mots maximum)

Face à la crise sanitaire, nous avons besoin de véritables mesures de prévention, de soins de santé et de services sociaux à la hauteur du défi et non de dispositifs de surveillance inefficaces, liberticides et socialement nuisibles.

Efficacité non démontrée :
À ce jour, il n’a aucunement été démontrée que les applications de traçage numérique sont efficaces pour répondre à la pandémie.

Faiblesse du cadre juridique :
Le cadre juridique actuel en matière de protection des données personnelles est obsolète et si déficient qu’il n’offre pas les garanties suffisantes pour le déploiement de telles mesures.

À quel point ça sera une mesure volontaire?
Les méthodes proposées ne peuvent prétendre à l’efficacité sans la participation d’une majorité importante de la population. Lorsque la faiblesse du système « optionnel » sera constatée, la pression sera forte pour passer à un stade supérieur, plus généralisé et coercitif.

Accès à des services à certains groupes marginalisés :
Il est à craindre que l’accès à certains services soit refusé aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas utiliser l’outil de traçage.

Permanence des mesures :
L’expérience nous a montré que de telles mesures adoptées à la hâte dans un climat de peur ont tendance à survivre à la menace qu’elles étaient supposées combattre et à demeurer permanentes comme les mesures d’exception introduites après les attentats du 11 septembre 200, toujours en place vingt ans après. Même une fois la pandémie terminée, la normalisation de tels dispositifs de traçage numérique ouvre la porte à la surveillance des populations et à la stigmatisation, particulièrement des personnes exclues et marginalisées.

Atteinte aux droits et libertés et faux sentiment de sécurité :
Les systèmes proposés portent non seulement atteinte aux libertés, mais pourraient s’avérer contre-productifs. En ciblant à tort des individus comme étant COVID-positifs ou soupçonnés de l’être, ils restreignent injustement leurs déplacements. Et en ignorant d’autres qui le sont, ils entraînent un faux sentiment de sécurité.

Dépistage massif est nécessaire :
Seul un dépistage massif permettrait de déterminer avec plus de précision et d’assurance qui est porteur du virus.

Manque de moyens du système de santé :
L’expérience des dernières semaines a démontré que le problème principal n’est pas la résistance de la population aux consignes sanitaires, mais bien plutôt le manque de moyens d’un système de santé malmené depuis des décennies par des politiques d’austérité. La crise de la COVID-19 exacerbe les inégalités sociales déjà existantes et est révélatrice du sous-financement et des lacunes de notre système de santé.

Propagation du virus :
Les mesures de traçage numérique à l’étude ne résoudront en rien la propagation du virus. C’est un exemple d’une fausse solution technologique à des problèmes sociaux persistants.

MERCI DE PARTICIPER !

Pour un impôt de guerre contre le Covid-19

16 Avr

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Par Louise Otis, magistrate et professeure à l’université McGill, Brigitte Alepin, fiscaliste, documentariste et professeure à l’université du Québec et Lyne Latulippe, professeure de fiscalité à l’université de Sherbrooke

Ces trois auteures  tracent les contours d’un « impôt de guerre » pour financer les dépenses publiques exceptionnelles face au Covid-19. En exigeant des géants du numérique, des milliardaires et de leurs fondations privées de charité de faire leur juste part, les pays pourraient encaisser annuellement 250 milliards de dollars pour financer la guerre contre le Covid-19 et amenuiser ses conséquences…

L’économie mondiale est désormais entrée en récession. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le Covid-19 était la crise la plus difficile à laquelle nous ayons été confrontés depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), cette récession mondiale pourrait être plus profonde que celle de 2008. Le ralentissement de l’économie mondiale, les mesures de soutien aux citoyens et aux entreprises pendant le confinement et les dépenses massives dans les systèmes de santé vont mettre à mal les finances des pays pour la plupart déjà endettés.

Pour faire face à la situation actuelle et celle à venir lors du remboursement des coûts de la crise, le temps est venu de réformer la fiscalité afin qu’elle assure la juste contribution des géants du numérique, des milliardaires et de leurs fondations privées de charité.

Depuis le début de la pandémie due au Covid-19, ce sont les États qui gèrent la crise avec les moyens que leur permettent des régimes d’imposition émaciés par la concurrence fiscale et la défiscalisation des milliardaires. Fiscalement, les démocraties ont reculé de quelques siècles pour revenir au temps où la noblesse était pratiquement exemptée de contribuer au bien commun. Aujourd’hui, la super-richesse est peu ou pas imposée et, comme à l’époque de la noblesse, elle est surreprésentée auprès des États.

Avec le régime des fondations privées de charité en vigueur dans plusieurs pays, il faut craindre que les dons d’apparence charitables qui pourraient être faits par des entreprises, des personnes ou des fondations de milliardaires ne viennent encore affaiblir la démocratie par l’illusion d’une générosité substitutive à la contribution des États.

Au 30 mars 2020, il y avait dans le monde 2 153 milliardaires, qui possèdent une richesse totale de près de 9 000 milliards de dollars (selon le magazine « Forbes ») et détiennent plus d’argent que 60 % de la population mondiale.

Une partie de cette richesse existe parce que nos régimes nationaux d’imposition n’ont pu prendre le pas sur la mondialisation par une régulation cohérente et concertée. Comment justifier 2 153 milliardaires, d’un côté, et, de l’autre, 1 milliard de personnes qui survivent avec moins de 2 dollars par jour ?

Géants du numérique : 100 milliards de dollars par an

La crise financière de 2008 et l’examen de ses causes ont permis à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de conduire les négociations menant à la fin du secret bancaire jusqu’alors impensable et de proposer la réforme fiscale mondiale BEPS (base erosion and profit shifting).

Les dernières étapes de la réforme fiscale mondiale visant principalement les géants du numérique sont prometteuses et pourraient ramener jusqu’à 100 milliards de dollars chaque année dans les finances publiques, selon les récentes estimations de l’OCDE [PDF]. La crise actuelle est peut-être l’élément déclencheur pour finaliser la réforme.

De plus, le moment est propice à l’institution de nouvelles règles d’imposition afin d’assurer que les milliardaires et leurs fondations privées de charité contribuent, à leur juste mesure, à l’effort de guerre contre le Covid-19.

Pour imposer les milliardaires et favoriser des résultats à court terme sans trop bouleverser les régimes d’imposition et les mentalités, un impôt minimum serait sans doute la meilleure option.

Milliardaires : 90 milliards de dollars par an

Le taux d’imposition effectif des milliardaires se situe entre 25 % et 30 % dans plusieurs pays, incluant les États-Unis, la France et le Canada. Certains pays imposent un taux plus élevé, mais, à l’inverse, les paradis fiscaux proposent des taux nettement inférieurs. Une coordination internationale visant à obliger les milliardaires à payer un impôt minimum de 50 % procurerait aux Etats des recettes fiscales additionnelles estimées à 90 milliards de dollars par an en considérant un rendement de 4 % sur 9 000 milliards de richesses. Ceci, sans tenir compte de l’impôt supplémentaire sur les salaires et bonus encaissés. Certains pays proposent des taux statutaires qui excèdent 50 %. Rappelons que pendant la période d’après-guerre et jusqu’au début des années 1980, plusieurs pays, incluant les «États-Unis, le Canada et l’Allemagne, ont fixé des taux beaucoup plus élevés atteignant même 98 % au Royaume-Uni.

Malgré les avantages d’un impôt minimum, sa portée pourrait être limitée si les milliardaires réalisent des rendements peu élevés en raison de la crise. En ce cas, l’examen d’un impôt sur la fortune pourrait être la solution. Un taux de 1 % pourrait générer des recettes fiscales d’environ 90 milliards de dollars, un portrait fiscal assez semblable à celui de l’impôt minimum.

Fondations : 60 milliards de dollars par an

Les fondations privées milliardaires, financées indirectement par les contribuables en raison des avantages fiscaux qui leur sont accordés, détiennent plus de 850 milliards de dollars en Amérique du Nord. Présentement, ces fondations n’ont l’obligation de contribuer annuellement qu’à raison de 3,5 % de leur capital au Canada et 5 % aux États-Unis. Ainsi le capital de la fondation demeure intact, mais les bénéfices fiscaux sont entiers.

Pour les années 2020-2021, qui risquent d’être les plus touchées par la crise, une contribution supplémentaire de 7 % par année sur le capital des fondations rapporterait plus de 120 milliards de dollars en Amérique du Nord sur deux ans, soit 60 milliards par an. Une contribution obligatoire semblable pourrait être exceptionnellement demandée dans les autres pays et rapporter tout autant. Ces montants, destinés essentiellement à la poursuite du bien commun, rencontreraient la mission initiale de ces fondations sans mettre en péril leur perpétuité. D’ailleurs, un regard scrutateur porté sur ces fondations nous révèle qu’il est impérieux que les règles permettant l’accumulation de ces sommes gigantesques contrôlées par le privé soient revues dans un avenir prochain.

En conséquence, en exigeant des géants du numérique, des milliardaires et de leurs fondations privées de charité de faire leur juste part, les pays pourraient encaisser annuellement 250 milliards de dollars pour financer la guerre contre le Covid-19 et amenuiser ses conséquences.

Après un mois de pandémie mondiale, alors que la moitié de la planète est en confinement, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), leurs fondateurs et leurs fondations n’ont contribué qu’à la hauteur de 0,2 % de leur richesse totale pour aider à combattre le Covid-19.

Il y a urgence d’agir

Les gouvernements de nos États doivent se donner les moyens pour affronter les défis posés par la lutte contre le Covid-19. La crise révèle la nécessité de protéger les attributs de la démocratie et de préserver les ressources financières de nos gouvernements qui sont, pour l’essentiel, les ressources de chacun et de chacune d’entre nous.

Cet article a été publié le  7 avril 2020 sur le site du Nouvel Observateur et le 8 avril 2020 sur celui de l’Aut’journal.

 

Rire un peu. Et que demander à l’administration municipale en ces temps de …

20 Mar

Bien le Bonjour, en espérant que vous n’alliez ..pas trop mal!

1) Pour rire un peu de notre situation collective

2) Que demander de plus à l’administration municipale, selon vous?

3) 2 articles intéressants à lire, une émission d’Enquête sur l’immobilier et l’argent sale

1) Pour rire un peu de notre situation collective: nous faisons du bénévolat pour renflouer nos coffres. Pouvons-nous passer chez vous prendre vos billets de banque?

BénévolatCoronavirus

2) Que demander de plus à l’administration municipale, selon vous?

En ces temps de revenus à la baisse, nous avions prévu demander de reporter le 2e paiement des taxes foncières. C’est fait, il est reporté au 2 juillet 2020.

Nous avons demandé ce matin de reporter l’échéance pour déposer une demande de révision (DDR) de la valeur d’une résidence de 5 logements et moins. C’est à suivre. Consultez nos outils.

Selon votre opinion, que pourrions-nous exiger de plus à court terme?

3) 2 articles intéressants à lire, une émission d’Enquête sur l’immobilier et l’argent sale

https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/574646/lettre-baseball-stade-prive-argent-prive

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/566240/urbanisme-pour-que-le-quebec-cesse-de-s-etaler

https://ici.radio-canada.ca/tele/enquete/site

Avec l’exemple du quartier de la Petite Patrie,les entourloupettes de propriétaires pour mettre le monde dehors et faire plus d’argent avec la présence de plus en plus grande de sociétés de placement immobilier sans coeur. Dans un deuxième temps il est question de blanchiment d’argent qui contribue également à gonfler le secteur immobilier

Atelier du 16 mars annulé

12 Mar

Attention attention. Notre activité du lundi 16 mars au Théâtre Rialto est annulée, comme toutes les activités au calendrier du Rialto. Cela fait partie des mesures préventives face à la pandémie du COVID-19, telles que décrétées par le gouvernement du Québec.

Veuillez nous en excuser.

Choisissez votre température de cuisson !

26 Fév

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Le déploiement de la 5G (5e génération de la téléphonie sans fil) ajoutera à la pollution électromagnétique ambiante : à Montréal seulement, on parle d’installer 60 000 nouvelles antennes de télécommunication sur les lampadaires, les abri-bus, tout près de nos maisons ! Il y aura littéralement de l’électricité dans l’air !

Vous souhaitez notamment mesurer le rayonnement électromagnétique des radiofréquences auquel vous êtes DÉJÀ EXPOSÉ ?

Montréal pour tous dispose, depuis peu, d’un appareil de mesure, très polyvalent, le CORNET ED88T, qui peut être emprunté pour apprécier notamment le niveau des champs électromagnétiques, déjà présent dans votre milieu de vie (chambre, bureau, etc.)… Pour y avoir accès GRATUITEMENT, contactez-nous à montrealpourtous@gmail.com

Et, entretemps, exigez de choisir vous-mêmes votre température de cuisson ! La Ville de Montréal doit faire preuve de prudence et demander aux autorités règlementaires fédérales (Industrie Canada, Santé Canada) un MORATOIRE SUR LE DÉPLOIEMENT DE LA 5G, le temps que des experts indépendants établissent l’innocuité de cette nouvelle technologie.

La Ville doit, par ailleurs, organiser une CONSULTATION PUBLIQUE sur le sujet afin, notamment, que le consentement libre et éclairé des citoyen-nes lui soit directement communiqué.

Pour rejoindre vos élus : https://montreal.ca/mairie-et-elus

NB De la publicité apparaît depuis quelque temps au milieu de nos articles sur notre site Word Press. Veuillez-nous en excuser. Nous modifierons bientôt notre abonnement afin d’éviter cela.